MARKETING COMMUNICATION MEDIAS

Date de parution :

Votre Flux Rss Stratégies Management

Etes-vous un manager normal ?

Ressources humaines

31/05/2012 -

Fini la mode des patrons charismatiques, le nec plus ultra aujourd'hui, c'est le dirigeant discret et besogneux. Enquête et quiz pour tester votre «managership».

Adieu patrons charismatiques, discours emphatiques et attitudes «bling-bling»!... Vive les managers normaux, besogneux et... un peu ternes! Le mouvement a démarré il y a quatre ans, avec le début de la crise financière, et se renforce indéniablement avec l'élection d'un président «normal». Désormais, être dans la moyenne relève du nec plus ultra. Mais qu'est ce qu'un manager normal? Comment expliquer ce phénomène?

Vincent de la Vaissière, président de l'agence V Com V, réalise régulièrement des enquêtes sur l'image des patrons auprès des journalistes. Dans sa dernière publication, de mars 2011, il insistait sur le déclin du chef d'entreprise «show-off». «Ces dirigeants laissent la place aux patrons Colombo, gris et ternes, mais qui “délivrent”, rassurent, suscitent la confiance des investisseurs», précise-t-il. Ainsi le remplacement de Lindsay Owen Jones par Jean-Paul Agon chez L'Oréal, s'inscrirait dans ce mouvement. «Agon n'est pas du tout un “parachuté”; entré dans l'entreprise en 1978, il y a fait toutes ses classes, il a un fonctionnement très collégial», décrit Vincent de la Vaissière. Même analyse pour le remplacement de Antoine Zacharias par Xavier Huillard à la tête de Vinci.

Car ces patrons impriment aussi un autre style de management: pas question pour eux d'opérer comme des managers pompiers, sautant d'un problème à l'autre. Leur fonctionnement sera plus contractuel, sans promesses excessives, avec des incantations modestes et des objectifs très (trop?) réalistes: «Si l'on s'y prend bien, on va accroître le chiffre d'affaires de tant», illustre Jean-Louis Muller, dirigeant de la Cegos.
Ce que confirme Vincent de la Vaissière: «Cette nouvelle génération de chefs d'entreprise veut rompre avec l'élitisme, le côté infaillible, et prise plutôt une performance collégiale.» Et rejette toute flamboyance! Plus ils ressemblent aux plébéiens, mieux c'est. «Ces boss veilleront à ne pas prendre une trop belle voiture pour aller visiter l'une de leur usines en mauvaise posture», poursuit-il. Un look également moins travaillé: apparaître un peu débraillé, avec un style «sortie d'atelier», s'avère plus payant qu'un costume Armani.

Avec ces nouveaux dirigeants, c'est un peu aussi bonjour tristesse. «Leur côté plan-plan ne satisfera plus les dimensions émotionnelles des collaborateurs», dit, avec euphémisme, Jean-Louis Muller. Fini les patrons charismatiques, pour les beaux yeux desquels le salarié était prêt à turbiner jusqu'au bout de la nuit. Les grands groupes ont trouvé la parade: pour mobiliser les collaborateurs, ils remplacent le leadership par des valeurs (loyauté, qualité du travail…) qui suscitent l'adhésion de tous.
Comme toute mode, il n'est pas sûr que le patron normal subsiste au-delà de la saison été-hiver 2012. Un retournement de la conjoncture pourrait peut-être inverser la tendance et entraîner le retour massif du leader charismatique... En attendant, et pour ne pas rater le train ou le TGV actuel, passez le test pour savoir si vous êtes bien.... normal.


Page 1/2
Sur le même sujet :
Les nouveaux dogmes de la sagesse
Prises dans le tourbillon de la mondialisation, les entreprises incitent leurs troupes à adopter de nouveaux comportements. Trois experts livrent les orientations 2005...
Parti pris systémique.
Un principe basique qu'ils traduisent concrètement par des méthodes et des pratiques adaptées pour« manager la diversité ».En savoir +>www.esf-editeur....
Faut-il avoir peur du Blackberry ?
En dépit de son interdiction dans les cabinets ministériels français et les critiques concernant son pouvoir d'addiction, le Blackberry continue de faire un malheur...
Le syndrome de la marque de luxe orpheline
Apple va-t-elle continuer de rythmer l'agenda de la planète high-tech sans son iconique patron Steve Jobs? Mercredi 24 août, l'annonce de la démission de ce dernier...
Au secours, mon patron se met en scène
«Ridicule.» Dans une interview aux Échos, le 6 septembre, Arnaud Lagardère y a bien été de son autocritique pour tenter d'atténuer l'effet dévastateur de sa...
Vos commentaires

Réagissez à cet article
Merci de vous identifier afin de pouvoir publier un commentaire : Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

CANNES LIONS 2013
Annuaires professionnels en ligne

STRATEGIES SERVICES