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Entreprise

Mon coach est un patron

21/11/2017 - par Frédéric Brillet

Pour bénéficier d’un accompagnement stimulant et opérationnel, certains dirigeants se font guider par des coachs. Si ces derniers ne sont pas forcément certifiés par les associations professionnelles, ils disposent d’une expérience de direction.

David Guiraud, coach de patrons chez Visconti, sait de quoi il parle. Il est lui-même un ancien dirigeant des groupes Les Echos et Le Monde. «J’aime transmettre mais aussi aider ces sportifs de haut niveau que sont les dirigeants à trouver le bon geste dans un monde de plus en plus complexe, explique-t-il. Je sais pour l’avoir vécu qu’ils sont seuls, confrontés à de multiples défis personnels et que seul un sparring-partner de même niveau peut aider à relever. C’est un travail de cocréation permanente. Le coaché vient avec sa réalité et sa vision, je viens avec mon expérience, mon recul».

Des top managers

Dans la grande famille des accompagnants, il y a les experts psy de tous poils qui interviennent sur votre développement professionnel et ceux qui vous préparent techniquement. Le cabinet Visconti, qui s’est positionné sur le créneau des «top managers», s’inscrit clairement dans cette seconde perspective. Comme les coachs techniques dans le sport, qui sont eux-mêmes d’anciens sportifs professionnels, ceux de Visconti ont la particularité de ressembler à leurs clients: ils ont, dans une vie antérieure, géré des entreprises, des centres de profit, des départements ou activités de plusieurs millions d’euros pendant cinq à dix ans. On y retrouve Philippe Santini, qui a dirigé France Télévisions Publicité, ou Jean-Pierre Rettig, ancien CEO de Marionnaud en Suisse. Au-delà de ces prérequis, ils arborent des profils divers, susceptibles de satisfaire toutes les demandes. «Par exemple, un de nos clients recherchait un coach connaissant bien l’univers de la relation avec les banques car sa préoccupation première était la gestion de la dette. Un autre client souhaitait, au contraire, avoir affaire à quelqu’un ayant managé des grandes équipes car c’était son challenge» raconte Xavier Baudard, directeur général de Visconti zone francophone.
La seconde spécificité revendiquée par le cabinet tient à son approche très ancrée dans le quotidien. Parce qu’il a un profil opérationnel, le super-coach aide son client à se poser les bonnes questions et à trouver des réponses techniques pertinentes sur l’ensemble des sujets de l’entreprise (stratégie, gestion du temps, management d’équipe, recrutement, finance, production, R&D…). Et pour garantir la qualité des prestations, Visconti met à disposition de ses recrues une école de formation interne et son Lab, une cellule qui travaille à enrichir les outils et méthodologies du cabinet.

Un autre costume 

Ce système répond à différents types d’aspirations. Certains coachés y ont recours parce qu’ils préfèrent être soutenus dans leur réflexion par un ancien patron plutôt que par un consultant sur des problématiques techniques (se déployer à l’international, recruter des talents, mettre en place une gouvernance efficace, développer de nouveaux produits ou services…). D’autres se trouvent dans une situation de changement de périmètre ou de situation qui nécessite d’endosser un costume, une posture différente.

C’était le cas l’an dernier de Brigitte Le Guennec, aujourd’hui responsable senior de la communication externe groupe d’Ipsen. En 2016, le laboratoire pharmaceutique, qui orchestre le lancement international d’un médicament hors États-Unis et Japon, la mandate pour aller appuyer les patrons de filiales dans leur communication grand public autour de ce produit. « C’était un nouveau challenge pour moi, j’avais jusque-là peu de contacts avec ces interlocuteurs et j’ai souhaité me faire accompagner ». Dans le cadre du programme de développement personnel fourni par le laboratoire, Brigitte Le Guennec a ainsi pu choisir un membre du réseau Visconti qui avait une expérience dans la communication (il avait dirigé une grosse régie publicitaire) et la prise de contact avec des dirigeants de haut niveau. « Il m’a aidée à trouver mes marques et à travailler efficacement avec les patrons des filiales et depuis, j’ai pu étendre le champ de mes missions »

Les clients choisissent donc un coach parmi la quarantaine de profils référencés du réseau, organisé à la manière d’un cabinet d’avocats. Chacun détermine librement ses prix mais afin d’assurer une cohérence, le cabinet a élaboré une grille tarifaire de référence qui tient compte, notamment, de la taille de l’entreprise cliente. Un accompagnement de dirigeants peut donc aller de quelques milliers d’euros mensuels pour une petite entreprise, à plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois pour un grand groupe.

Coach : de quoi parle-t-on ?

Anne Beauvillard, coach professionnelle certifiée, co-auteur de Agir en coach (ESF) et cofondatrice de l’InsTerCoop

« Une première catégorie d’accompagnants regroupe ceux qui guident la personne dans son projet, sa problématique, avec un avis, une vision, une solution, étayés par leur propre expérience. Ils se positionnent comme alter ego et apportent un conseil, qu’ils peuvent éventuellement déployer en utilisant des postures et outils du coaching. 

Une deuxième catégorie englobe les coachs au sens strict du terme : ceux-là accompagnent la personne confrontée à une problématique, afin qu’elle développe ses capacités pour trouver ses solutions. Dans cette perspective, ils n’ont aucun besoin de connaître le domaine d’activité de leur client, d’avoir un avis ou une solution. Au contraire. Leur objectif est de l’aider à développer une compréhension élargie, à la fois intellectuelle, humaine et systémique de sa situation. Ces professionnels s’assurent que leur client prend en compte le système d’interdépendances, d’interrelations et d’intersubjectivités, dont il fait partie et le rôle qu’il y tient. Cette posture est nécessaire pour s’emparer de manière autonome de toute question ou problématique. C’est à ce niveau que les coachs travaillent pour permettre à leur client de se « muscler » et d’élaborer ses propres réponses et solutions.

Consultant, tuteur, formateur, coach, mentor, psychologue etc. ont chacun une fonction et une raison d’être différentes. Il est nécessaire de savoir de qui et de quoi on parle, le cadre d’intervention de chacun et ses limites. C’est pourquoi la formation et la certification du coach apportent compréhension et garantie de sa pratique à son client, au-delà de l’utilisation du titre. »



 

Visconti, mode d'emploi

Né en 2010, le cabinet s’est organisé à la manière d’un cabinet d’avocats, chaque coach détenant sa propre structure juridique. Le réseau apporte un cadre, une marque, des méthodologies, des formations, un soutien marketing (site internet, publications, animation des réseaux sociaux, réunions mensuelles…) et ses locaux. En retour, chaque membre s’acquitte d’une redevance mensuelle. Visconti s’est développé à l’international, en cooptant des coachs suisses, belges puis allemands, passant de 170 missions en 2014 à 245 en 2016. « Cette dynamique et notre méthodologie commerciale expliquent que le CA moyen d’un coach Visconti de plus d’un an (ayant donc achevé sa formation) soit très nettement supérieur (plus de 50 %) au CA moyen des études faites par l’ICF (International Coaching Federation – fédération de coachs en développement personnel) sur ses coachs en Europe de l’Ouest » affirme Xavier Baudard, directeur général zone francophone du cabinet.

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