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Jeunesse

Comment les étudiants en com voient leur avenir

26/06/2019 - par Amélie Moynot

Étudiants, « millennials », ils intègreront demain les entreprises. Comment appréhendent-ils leur avenir dans la com ?

Ils se verraient bien conseiller en com, chef de projet ou chargé de production audiovisuelle. À moins de 25 ans, ils sont à quelques semaines, mois ou années de rentrer sur le marché du travail. Et s’apprêtent ainsi, de l’intérieur, à transformer la publicité et la communication. Ces secteurs qu’ils ne tarderont pas à connaître, ils les considèrent, pour l’heure, avec envie. « Ce qui me fait rêver dans ce milieu ? Que cela bouge sans cesse. Je déteste la routine. La polyvalence me fait rêver », expose Rebecca Gauthier, 23 ans, étudiante à l’ECS (groupe Mediaschool, comme Stratégies).

Ce qui les fait rêver

Étudiante en 5e année à l’Efap, âgée de 23 ans, Claire Da Cunha Vaz évoque, elle, « le fait de convaincre en créant de l’émotion chez le consommateur. Et sur la partie réalisation, le fait de partir d’une idée pour créer toute la campagne de pub », complète-t-elle.

Au-delà de la dimension créative, c’est la réflexion derrière l’opération publicitaire qui attire ces jeunes. « Les métiers du conseil en communication sont à l’équilibre entre une compréhension fine de la société et des grands mouvements d’opinion et de l’entreprise pour laquelle on travaille, en plus d’avoir une dimension créatrice », explique Erwan Matuchet, 24 ans, étudiant en 5e année à l’Efap.

La dimension stratégique, aussi. « Le monde des médias m’intéresse. Il peut faire assez paillettes”. Mais je voulais le connaître de l’intérieur. Comment on gère l’information, ce qu’on peut dire… La com est un domaine clé pour les entreprises sujettes à de multiples attaques. Ce qui m’intéresse, c’est l’image de marque et la relation entre celle-ci et toutes les parties prenantes », développe Marie Bucaille, 21 ans, étudiante en 3e année à l’Iscom.

Leurs rêves ne sont, par ailleurs, pas dépourvus d’idéal. « Avec les pratiques transmédia (émergence des tablettes…), on a tendance à penser que la télévision est morte. Je pense au contraire qu’elle est encore exploitable mais mal exploitée » explique Antoine Chauvin, 22 ans, étudiant en Master 1 à l’IFP, citant en modèle les talk-shows d’Ardisson ou Ruquier, où les invités ont des profils très variés. « Si l'on fait un programme qualitatif, le public peut y prendre goût ».

Servir un intérêt

Alors qu’ils ont tous choisi cette voie, un autre point commun, dans leurs discours, est le besoin de trouver du sens. Ainsi, Thomas Mallard, 20 ans, étudiant en 1e année à l’Iscom, souligne l’importance d’une communication « qui a du sens et touche les préoccupations des Français. Je pense que les gens ont besoin de [voir] la façon dont une marque s’engage, prend parti, se bat avec une idée ». Un avis que partage Noé Bouilloc, 21 ans, en licence au Celsa. « J’aurais du mal à travailler pour une agence qui aurait un budget McDo et un autre pour une ONG. J’ai besoin de raccrocher mon expérience professionnelle à quelque chose qui ait du sens. J’aurais du mal à désincarner mon travail de son impact », confie-t-il. Servir un véritable intérêt, voilà aussi ce que recherche Farrah Tadrist, 24 ans, étudiante en 5e année à l’ECS. « J’aimerais travailler dans les médias, œuvrer pour l’intérêt commun ou monter ma propre entreprise. J’ai un profil davantage public que privé », relève l’étudiante.

Une exigence qui fait d'ailleurs écho à un mouvement en cours. « La raison d’être des entreprises monte en puissance. Dans le plan stratégique du Crédit Agricole révélé il y a peu, la raison d’être est primordiale », constate Erwan Matuchet. Sans compter les autres transformations actuelles dans un secteur « très touché par l’affaire de la ligue du LOL », rappelle Emma Rafowicz, 23 ans. Cette étudiante en L3 au Celsa observe, par ailleurs, « un univers qui bouge, bouleversé par le numérique », où les compétences nécessaires pour réussir sont « d’être très au fait de ce qui se passe dans le numérique et de ce qui change au quotidien, de comprendre et savoir utiliser les outils, sans oublier la capacité à prendre du recul ».

Toucher à tout

Au-delà, il n’est pas évident pour eux de se prononcer déjà sur ce qu’ils veulent faire. « Plusieurs métiers m’intéressent : ceux en agence - où l'on peut toucher à tout, avoir des projets challengeants -, chef de pub aussi. Le pan institutionnel et politique me tente également, autour de la gestion de crise, de l’image, de l’influence », témoigne Thomas Mallard, au moins fixé sur « ce qu’il ne veut pas faire ».« Je me vois à la programmation des chaînes. Ce qui est difficile aujourd’hui, c’est que l’on a l’impression que tout le monde peut communiquer, que la communication a perdu en légitimité, alors qu’il y a un savoir-faire, s’interroge Antoine Chauvin, qui préférerait travailler dans une chaîne plutôt qu’à l’extérieur : « On a le pouvoir sur l’identité et l'on peut agir au cœur du problème ». Même si cela ne lui est pas facile de se prononcer, Erwan Matuchet, lui, se verrait « en agence ou en cabinet de communication, pour accompagner les mutations ». À ses yeux, pas de stratégie efficace déconnectée de son environnement. 

Par ailleurs, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les grandes agences qui les font rêver en premier lieu. « Une grosse structure peut apporter une méthodologie de travail », explique Noé Bouilloc, pour qui, en parallèle, une organisation plus petite permet à la fois « d’avoir sa boîte à outils de planneur stratégique et de toucher à autre chose pour garder l’esprit ouvert et attentif ». Dans cinq ans, « je me vois directrice artistique en agence de pub, moyenne voire grosse pour un début de carrière », se projette Claire Da Cunha Vaz, quand un troisième étudiant, travaillant en ce moment dans une PME de vingt personnes, est satisfait de son expérience, parce qu'il peut entendre parler de tous les sujets et avoir des responsabilités. Rendez-vous dans quelques années ?

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