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Faut-il céder aux sirènes des start-up ?

05/05/2000

Serge Magdeleine, 28ans, n'a pas hésité. Son temps et son argent sont consacrés à Panoranet, sa start-up. Pour concrétiser son idée -un service gratuit d'aide aux particuliers pour financer leur installation (crédits, assurances et opérateur télécom)-, cet ingénieur des Ponts, diplômé d'HEC, a sacrifié son coupé cabriolet... et son poste de chef de projets des services financiers chez Mercer Management Consulting. Il a même réduit son salaire de 500000francs par an! «Je voulais devenir entrepreneur,prévient-il.Comme consultant, j'étais frustré de prescrire des décisions que je ne prenais jamais au final. C'est plus enrichissant de travailler pour soi et de créer des emplois, même s'il faut s'investir entièrement. La satisfaction n'est pas matérielle.» Des sacrifices? Etienne Combet, 43ans, n'a pas non plus l'impression d'en avoir fait. Ancien directeur général de RMC, il vient de se transformer, avec Arbizon Multimédia, en incubateur de start-up. «J'avais envie de travailler dans une structure qui crée plus que dans une entreprise qui gère. Et sur Internet, tout est à inventer», s'enthousiasme-t-il. Aujourd'hui, il passe son temps «à mettre en contact des idées, des financements et des personnes pour les faire éclore». Qu'il soit en train de lever des fonds pour getsound.com, producteur de son en ligne, d'étudier un projet de fictions sur Internet ou la faisabilité d'un portail culturel audiovisuel français, il est heureux de faire ce qu'il veut. «Je n'ai pas perdu en sécurité, seulement en statut social, ce qui n'affecte que mon ego!», assure-t-il. Ils sont de plus en plus nombreux à délaisser l'économie traditionnelle pour tenter l'aventure de la start-up. Insconscients? Pas vraiment,. Plutôt lassés du ronronnement ambiant, de l'absence de créativité dans les entreprises établies.

De l'argent mais une offre sociale à dose homéopathique

«La nouveauté est toujours déterminante pour créer ou rejoindre une start-up», confirme Jean-Yves Catin, consultant chez Mercuri Urval, qui vient de repenser ses méthodes de recrutement pour s'adapter à la demande forte et spécifique de la net-économie. «Dans une entreprise traditionnelle, les cadres sont frustrés de ne pas connaître l'impact de leur travail, surtout s'ils pensent avoir du potentiel.» L'aspect financier est rarement rédhibitoire, car les start-up ont de l'argent, via les capitaux investisseurs. à l'inverse, l'offre sociale y est plutôt homéopathique. Il faut aussi pouvoir s'intégrer à des équipes très jeunes, qui n'ont jamais connu les structures traditionnelles. Stéphane Gotajner, 32ans, directeur de publicité chez France Télévision Publicité, a préféré aux sirènes de la start-up celle de Yahoo! France où il prendra, le 22mai, la responsabilité du pôle e-commerce. «Le risque de la start-up était trop important compte tenu de ma situation personnelle,avoue ce jeune père d'une famille de deux enfants.Yahoo! est, de mon point de vue, un bon compromis. C'est une société qui a encore besoin de se structurer, à qui je peux apporter mon expérience et qui me permet de rebondir sur un secteur de pointe.» Certes, il doit renoncer à quelques avantages -son équipe et les moyens financiers seront plus réduits-, «mais j'avais besoin d'un nouveau défi et voulais absolument participer à l'explosion de cette économie. Maintenant, pas dans deux ans !».

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