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Télétravail, un risque récompensé

27/10/2000

L'ordinateur, le fax, l'imprimante, Internet et mes bouquins: voilà de quoi j'ai besoin pour travailler. Le matériel se rentabilise vite et il existe des opérateurs alternatifs intéressants pour le téléphone»,raconte Christophe Pouget. Ce designer graphiste est installé dans un bureau de 30m2, dans sa maison de la région lyonnaise. Il a quitté son agence parisienne en 1994, par ras-le-bol des appartements de 30m2 et des navettes en TGV vers Lyon pour rejoindre sa fiancée.«J'avais accepté l'idée de faire une croix sur les boulots les plus intéressants. C'est tout le contraire: je ne me suis jamais autant éclaté.»Aujourd'hui, il travaille en tandem avec un Canadien avec lequel il a créé le label «Réservé à l'administration» (www.rsrv.com).«Mais nous continuons à travailler chacun chez soi. Il est primordial pour moi de conserver ma liberté, je suis ainsi plus efficace et plus serein. Bien sûr, les premiers mois, la charge de travail est irrégulière, on se mine quand rien ne tombe, mais ça vaut la peine de s'accrocher. Depuis deux ans, je n'accepte que les boulots que j'ai vraiment envie de faire.»D'autres partent en restant salariés à temps plein de leur entreprise. Magali Saury-Caillette, attachée de presse à l'agence Presse&Technologies, s'est installée à Sophia-Antipolis début 2000.«J'ai convaincu le directeur de mon agence, non sans mal, de conserver mes clients sur Paris en travaillant à distance et en prospectant de nouveaux budgets sur la région.»Faisant taire les mauvaises langues, Magali a gagné son pari. À tel point qu'elle a pour mission d'ouvrir une antenne sur place et de recruter des collaborateurs.«Je vis une bonne expérience, ma vie professionnelle ne mange plus ma vie privée et je travaille avec plus de rigueur, mais cela reste difficile. Ce qui me manque le plus, c'est l'émulation que donne le travail en équipe, même si la technologie permet des rapports tout aussi riches avec ma hiérarchie et mes clients.»

Choisir ses clients

Olivier Hertel, lui, est à Perpignan. Scientifique de formation, il est pigiste pourGéo, Le PointetÇa m'intéresse.«Pour ce magazine, j'ai géré un sujet complet et fait tout le travail d'un chef de service, y compris l'éditing avec le rédacteur en chef, par téléphone. Il suffit de posséder un minimum d'équipement et de maîtriser un peu les moyens de communication modernes. Tout est vite rentabilisé, à condition de ne travailler qu'avec les rédactions qui remboursent les frais et de tenir sa comptabilité dans des carnets différents.»Bien sûr, les débuts ne permettent pas toujours d'être aussi exigeant.«Je me suis installée à Nantes il y a cinq ans,se souvient Anne Landais, après cinq autres années comme journaliste à Paris et une expérience de rédactrice en chef. Au début, j'ai fait un peu de tout dans la communication et la presse pour me faire connaître.»Depuis peu, elle a choisi de pousser plus loin la logique de l'indépendance en lançant une agence d'information et de communication sur le littoral et la mer, A-pic (www.a-pic.fr). Une première commande l'encourage à persévérer.

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