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Recrutement: le monde à l'envers

17/11/2000

Notre métier ne peut plus se limiter à analyser le passé d'un individu, il faut impérativement évaluer ses capacités, son aptitude à s'adapter à un nouveau poste et un nouvel environnement.»C'est en constatant que les évolutions technologiques et sociologiques de ces dernières années ont engendré de nouveaux métiers, de nouveaux secteurs et de nouvelles attentes des salariés que Brigitte Chirie Serrell et Angélique Nieuwdorp ont choisi de créer Abilities. Comme son nom l'indique, ce cabinet conseil en recrutement s'est fixé pour objectif«d'être performant dans l'évaluation des capacités des candidats et des entreprises à pouvoir construire un futur ensemble». À n'en pas douter, le temps où le rapport de force entre les deux parties était extrêmement favorable aux entreprises, qui pouvaient dicter leurs conditions d'embauche, est révolu. Pour Didier Pitelet, Pdg de l'agence de communication pour l'emploi Guillaume Tell (groupe Publicis), il s'est même inversé cette année, sous l'effet conjugué de la reprise de l'emploi, du passage aux 35heures et de l'émergence du phénomène des start-up.«Aujourd'hui, les principales motivations de changement ou de choix d'employeur ont évolué,explique-t-il.Le salaire et la mission sont désormais seulement des postulats de base, et laissent la place à des attentes en termes de ressources humaines, comme la qualité de l'environnement professionnel, la qualité du management et la capacité d'évolution.»

Les employeurs doivent séduire

Conséquence directe pour les entreprises, l'envol du coût des recrutements. Guillaume Tell l'estime à 30%, voire 60% selon les secteurs.«Ce n'est pas trop le problème,estime le patron d'un petit groupe de presse.Mon vrai souci, c'est l'attitude de jeunes qui n'hésitent pas à revenir sur leur décision même lorsqu'ils ont signé un contrat en bonne et due forme. Pire, certains continuent de mener des entretiens d'embauche moins de six mois après leur arrivée. C'est inadmissible!»Pour remédier à cette situation, les sociétés revoient de fond en comble leur politique de ressources humaines et de recrutement.«Il faut que les gens, surtout les jeunes, aient envie de venir travailler chez nous,expliquait par exemple Mylène Deray, responsable de la marque et de la publicité de Chronopost international, pour justifier sa présence en tant que sponsor à la dernière Cité de la réussite.Pour cela, il est nécessaire qu'ils appréhendent ce que sont nos métiers.»Ce qui passe par la mise en place de liens avec des associations et des écoles, ou par l'élaboration de partenariats pédagogiques.«Ce n'est pas un hasard si la fonction de campus manager réapparaît au sein des DRH», observe Didier Pitelet. C'est également pour limiter le turn-over qu'Hachette Filipacchi Médias propose aux jeunes diplômés une formation rigoureuse contre l'engagement de rester dans le groupe durant au moins trois ans.

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