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Free-lancemania

06/04/2001

La révolution du «free-lancing» est en marche. Derrière cet anglicisme, définissant le statut de travailleur indépendant, se cacherait même un véritable phénomène de société. L'entreprise freelance.com, qui met en relation entreprises et free-lances depuis quatre ans, en est évidemment plutôt convaincue.«Business Week soulignait récemment que, dans la Silicon Valley, les salariés sont devenus minoritaires par rapport à la population active totale. Et les études aux États-Unis prévoient que d'ici à 2010 une personne sur deux dans le secteur tertiaire travaillera en free-lance»,lance Éric Delannoy, ancien président de BDDP@TBWA, aujourd'hui directeur général Europe-Moyen-Orient-Afrique de freelance.com, qui a réalisé l'an passé quelque 100millions de francs de chiffre d'affaires, essentiellement dans le secteur de l'informatique.

Une activité pleinement assumée

Mais qui sont donc ces solitaires du business? Bien que gérant un «portefeuille» de 60000indépendants dans douze pays, dont un millier dans le secteur de la communication en France, freelance.com s'est également posé la question. Après avoir sondé 269free-lances au téléphone en janvier dernier, l'institut d'études Ifop lui a apporté la réponse. En France, le free-lance est un homme âgé de plus de trente-cinq ans, d'un niveau d'études supérieur et exerçant son activité dans la durée. Bref, un portrait qui bouscule pas mal d'idées reçues. Le travail indépendant n'attire donc pas prioritairement les femmes en quête d'une meilleure maîtrise de leur temps ou les jeunes dans l'attente d'un poste salarié. Soixante-dix pour cent des free-lances sont en effet des hommes et 57% vivent maritalement ou sont mariés, avec des enfants. Enfin, près de la moitié d'entre eux exerce depuis plus de cinq ans. En somme, l'activité indépendante semble totalement assumée. 86% des personnes interrogées sont satisfaites de leur situation et 82% déclarent vouloir rester free-lance dans les deux années à venir. Si 78% des indépendants étaient précédemment salariés, 10% sont devenus free-lance au sortir de leurs études. La vogue de la nouvelle économie et sa horde de jeunes développeurs informatiques n'y sont sans doute pas étrangers. Dans leur majorité, les travailleurs indépendants sont néanmoins des professionnels qui ont plutôt de la bouteille: 51% ont en effet entre trente-cinq et quarante-neuf ans, et 30% ont même plus de cinquante ans. Si l'on y ajoute un niveau d'études largement supérieur à la moyenne nationale (35% ont un diplôme correspondant à bac +2/bac +4 et 40% à bac+5), on peut penser qu'ils apportent une véritable expertise. Cette dernière n'est pas réservée aux grandes entreprises ou aux start-up. Tous les types d'entreprises, quelle que soit leur taille, recourent à des free-lances. Logiquement, cette valeur ajoutée tant recherchée par les entreprises se monnaie. Selon Éric Delannoy,«aux États-Unis, les free-lances gagnent en moyenne 40% de plus que leurs homologues salariés. En France, on peut estimer cet écart à environ 25%».Certes, charges et protection sociales peuvent sensiblement changer la donne... Mais la liberté n'a pas de prix.

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