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Changer de métier sans changer d'agence

24/04/1998

Elle a été embauchée comme chef de publicité. Mais, après six mois au service commercial, Ghislaine de Germon, pourtant diplômée de HEC, a vite découvert qu'elle«préférait répondre aux briefs plutôt que les écrire». Il lui a suffi d'en parler et d'attendre son successeur pour devenir conceptrice-rédactrice, moyennant un changement de statut - elle abandonne un contrat à durée indéterminée pour un contrat à durée déterminée - et de salaire (3000francs de moins par mois!).«Je fais dorénavant ce qui me plaît, avec, en plus, une perception très globale du travail de l'agence»,conclut-elle, ravie d'avoir accepté ce risque, et précisant qu'elle aurait rapidement quitté l'agence BDDP si cette chance ne lui avait pas été accordée. Le cas de Ghislaine de Germon est loin d'être unique. Mais la plupart des salariés attendent d'avoir davantage d'expérience de la publicité pour demander à changer de métier. Manifestement, les directions des agences de publicité commencent à intégrer ces passerelles dans leur management.«Auparavant, les agences étaient bloquées autour de la trilogie commercial-création-médias. Le planning stratégique a été le premier appel d'air, mais c'est la transformation des agences de publicité en groupes de communication globale, aujourd'hui internationalisés et ouverts au multimédia, qui a créé ces possibilités»,explique Hervé Brossard, président du groupe DDB. Et de citer le cas de deux hôtesses actuellement en stage longue durée à la création et aux relations publiques, ou la mutation récente de Paul Colin, directeur commercial sur Volkswagen, devenu directeur général de DDB Trade, ou encore le transfert de Medi Covo, passée de la direction du développement au placement de produits dans le cinéma au sein de Tie-in.«Un système vient d'être mis en place, qui permettra à toutes les demandes d'évolution ou de changement d'être entendues, sans que les volontaires en soient pénalisés»,poursuit Hervé Brossard, alors que DDB n'a pas pour l'instant de véritable direction des ressources humaines (DRH).

Très peu d'échecs

Depuis son arrivée à la DRH du groupe Publicis, Benoît Roger-Vasselin a, lui aussi, pris l'engagement«de favoriser, dans la mesure du possible, les mutations internes, notamment en diffusant le maximum d'informations».Toute entreprise tire largement profit de la satisfaction de ses collaborateurs.«C'est un risque positif, souvent bien moins important qu'un recrutement extérieur»,remarque Benoît Roger-Vasselin.«Car ces personnes connaissent l'agence et n'ont à se former que sur des aspects techniques, ce qui s'apprend toujours,confirme Agnès du Boulay, DRH de BDDP.Nous constatons très peu d'échecs sur les paris que nous avons pris.»Emmanuel André l'a prouvé récemment. Entré chez BDDP comme médiaplanneur, il n'a attendu qu'un an pour passer au service commercial, où il est devenu en moins de trois ans directeur de clientèle. C'est même une chance pour l'entreprise, selon Hervé Brossard, qui limite ainsi la fuite de ses talents. Le président de DDB s'attend même à une accélération de cette mobilité avec les nouvelles générations, qui sont préparées à exercer plusieurs métiers dans leur vie professionnelle.

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