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Stage de survie pour reporters de guerre

23/11/2001

L e 11 novembre dernier en Afghanistan, Johanne Sutton, 34 ans, grand reporter à RFI, Pierre Billaud, 31 ans, grand reporter à RTL, et Volker Handloik, 40 ans, journaliste allemand travaillant pourStern, ont été tués dans une embuscade tendue par les talibans. Toujours en Afghanistan, quatre autres journalistes ont perdu la vie le 19 novembre. Quelques semaines plus tôt, Michel Peyrard, grand reporter àParis Match, avait bien failli subire le même sort dans les geôles talibanes à la suite de son arrestation. Autre exemple : au Pakistan, deux photographes français, Patrick Aventurier de l'agence Gamma, et Vincent Laforêt, duNew York Times, se sont fait lyncher à coups de bâton et de crosses de Kalachnikov par des policiers. Un point commun à tous ces individus : leur métier, correspondant de guerre. L'association Reporters sans frontières (RSF) dresse chaque année le bilan du nombre de journalistes tués dans l'exercice de leur métier : 36 en 1999, 26 en 2000, ils sont déjà plus de 20 depuis le début de cette année...

Travailler efficacement tout en évitant de jouer les cibles faciles : c'est ce à quoi le groupe Centurion forme les journalistes depuis 1995, à Norton Manor, dans la région du Hampshire, en Grande-Bretagne. Pour un coût d'environ 2 200 euros (un peu moins de 15 000 francs) le stage de cinq jours, ils sont plus de cinq mille, grands reporters ou volontaires d' ONG internationales, a avoir été formés par Paul Rees, le fondateur de Centurion, et son équipe de vétérans.

Mises en situation et gestes qui sauvent

Paul Rees connaît bien les conflits. Il a été commando de marine au service de la Reine pendant plus de vingt-deux ans. Chez Centurion, les instructeurs jouent les soldats victimes d'une mine, les rebelles avinés à un check point ou les preneurs d'otages avec une conviction qui ferait pâlir de jalousie les membres de la Royal Shakespeare Company.« Je me suis retrouvé avec un flingue sur la nuque, le nez dans la boue et un sac sur la tête pendant qu'on me volait toutes mes affaires »,raconte Justin Oliver, un jeune caméraman de l'agence britannique Newsforce.

L'accent est aussi mis sur les premiers secours :« Je ne savais vraiment pas qu'une balle pouvait entrer par la jambe, être déviée par un os et ressortir par l'épaule »,s'étonne Rhys Williams, 41 ans, caméraman britannique indépendant, qui a suivi le stage Centurion au mois de mars dernier.« Cela m'a donné plus de confiance,ajoute-t-il.Il n'y a rien de pire que de se trouver en présence d'un blessé sans savoir quels gestes peuvent le sauver. »Son confrère Jeff Riggins, 50 ans, caméraman américain et spécialiste des sujets « chauds » depuis plus de vingt-cinq ans chez NBC, conclut à sa façon :« Si j'avais pu suivre ce genre de formation, cela m'aurait rendu bien des services ! »

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