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L'école de l'Internet malgré tout

11/01/2002

Mai 2000. En visite à Roussey, commune des Bouches-du-Rhône considérée comme la Silicon Valley provençale, Lionel Jospin annonce la création de l'Institut des applications avancées de l'Internet. Dix-huit mois plus tard, cette« grande école de l'Internet »a ouvert ses portes, mais l'ambiance a changé. Le mythe de la start-up a vécu et l'heure est aux restructurations et cessations d'activité. Ce n'est certainement pas un hasard si la direction de l'établissement est restée très discrète, en septembre dernier, pour sa première rentrée scolaire. Pas question pour autant de faire du catastrophisme :« L'e-crash n'a été que la conséquence d'une euphorie aberrante,analyse Jacques Labetoulle, le directeur de l'école.Nous sommes au creux de la vague, nous ne pouvons que remonter. »« Il faut prendre en compte la morosité ambiante, mais nous sommes confiants,renchérit une étudiante.Les grosses entreprises auront toujours des besoins en Internet ou intranet. Et puis, la formation est assez solide. »

Une forte vision économique

Accessible aux titulaires d'un bac + 3, l'Institut des applications avancées de l'Internet se propose de former en deux ans« des architectes des services, des pluridisciplinaires, concepteurs de solutions pour le compte de l'utilisateur ».« Nos ingénieurs doivent avoir une très forte vision économique »,ajoute Jacques Labetoulle, qui a fait de la formation économique et de la connaissance du monde de l'entreprise deux priorités. Le cursus d'enseignement a ainsi débuté, dès septembre, par un stage de trois mois. Un argument de taille pour Émilie Batz, l'une des étudiantes :« On entre directement dans le vif du sujet, et cela m'a permis de choisir des options sur le terrain. »Un autre étudiant, Gilles Delestrade, met en avant l'appartenance de l'Institut au Groupe des écoles de télécoms. Stages, formation pluridisciplinaire, très bonnes connaissances scientifiques requises à la sélection, chacun a choisi en fonction de la qualité du cursus, sans trop se préoccuper du contexte morose.

Reste à convaincre les entreprises elles-mêmes. Dotée d'un budget de fonctionnement annuel de 9,15 millions d'euros, dont la moitié apportée par l'État, l'école doit développer des ressources propres. Les étudiants acquittent un droit annuel de 840 euros, mais cela ne suffit pas. Les grandes entreprises françaises (télécoms, équipementiers, SSII, banques, etc.) se voient donc proposer, pour un ticket d'entrée de 75 000 euros la première année, un package de services : formation continue, accès à l'expertise, au recrutement, contrat de recherche, etc. Pour l'heure, seuls France Télécom et Bouygues Telecom ont signé. Pour atteindre un fonctionnement optimal, il faudrait séduire douze à quinze autres partenaires. Les PME-PMI sont invitées à rejoindre un club des entreprises associées.« Le ticket d'entrée n'est pas exorbitant,estime Jacques Labetoulle.Le coût moyen de recrutement d'un jeune ingénieur est de 22 800 euros. »

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