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Jeunes graphistes, soignez votre book !

15/02/2002

L a sanction est sans appel. Lorsqu'on leur demande quels sont les critères qui comptent le plus lors du recrutement d'un jeune diplômé d'une école de graphisme ou de communication visuelle (1), directeurs artistiques et directeurs de création citent en priorité le book du candidat (55 %) et sa personnalité (27 %). Par comparaison, d'autres critères, comme les expériences professionnelles acquises lors de stages (7 %), l'entretien de recrutement (5 %), la lettre de motivation et le CV (3 %), ou l'école dont il est diplômé (3 % également), arrivent très loin derrière.

Pour une étude censée mesurer la notoriété et l'image d'une école auprès des professionnels - elle a été commandée par Patrick Hermand, fondateur en 1984 de l'ECV (l'École de communication visuelle) -, le constat est amer.« La création artistique est l'un des rares métiers où l'on recrute des gens pour ce qu'ils sont vraiment, et pas seulement sur un diplôme, note Patrick Hermand.Mais ce résultat traduit aussi le besoin qu'ont les recruteurs en agence d'affirmer leur liberté vis-à-vis de telle ou telle filière, ou de telle ou telle formation. Pourtant, ce sont toujours vers les mêmes écoles qu'ils se tournent quand ils cherchent un débutant. »

Si l'on en croit les résultats de cette enquête, il s'agit d'abord de l'École supérieure d'arts graphiques Penninghen et de l'ECV, dont la notoriété spontanée dépasse les 50 %. Suivent une série de quatre établissements (l'École nationale supérieure des arts décoratifs, l'école Estienne, Créapole ESDI et l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art), autour de 35 % de notoriété spontanée, et un autre groupe (l'Académie Charpentier, l'école d'art Maryse Éloy, Boulle et l'ESAA Duperré) un peu en dessous de 20 %. Toutes les autres formations, sans exception, disposent d'une notoriété spontanée inférieure à 10 %.

Les stages, atout primordial

Mais, là encore, la renommée des établissements n'est pas une priorité pour les professionnels de la création en agence, puisque 50 % d'entre eux estiment qu'il ne s'agit pas de la qualité première d'une école. Pour eux, une bonne formation doit être jugée avant tout à l'aune de sa capacité à rester en relation étroite avec le monde de l'entreprise (97 % des personnes interrogées). D'où l'importance des stages qui s'inscrivent dans la durée. Une bonne école se doit aussi d'être innovante (85 %) et sélective (77 %). Les étudiants, justement, doivent être créatifs, ouverts d'esprit, capables de travailler en équipe et immédiatement opérationnels. Une attente à connaître, pour un jeune qui aspire à travailler en agence, avant de postuler à telle ou telle école.

(1) Cette enquête a été réalisée en juillet 2001 par l'Institut Louis Harris auprès d'un échantillon de cent directeurs artistiques ou directeurs de création d'agences de publicité et d'agences de graphisme.

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