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How to speak english in your job

04/10/2002

Rachat par une entreprise étrangère, évolution des fonctions vers l'international... De plus en plus de dirigeants de sociétés sont appelés, à la faveur d'un changement dans leur carrière, à se remettre à l'anglais. Un défi pas toujours facile à relever, quand on n'a plus pratiqué de langue étrangère depuis les bancs du lycée ou de l'université.« Une classe de terminale a droit à trois heures d'anglais par semaine,rappelle Natanaël Wright, président du groupe Wall Street Institute pour la région parisienne.En considérant que le professeur parle environ la moitié du temps, il reste 1 h 30 de temps de parole pour une trentaine d'élèves, soit trois minutes chacun par cours. »Trop théorique, trop écrit, le système éducatif français n'est de fait guère réputé pour l'apprentissage des langues. Rien d'étonnant, dans ces conditions, à ce que les Français ne brillent pas, dans les réunions internationales, par leurs performances linguistiques.« Les Allemands et les Scandinaves sont globalement meilleurs »,relève Daniel Cuckierman, président de France Rail Publicité. Ce qui fait la différence : la diffusion des films en version originale sous-titrée à la télévision.« L'oreille d'un enfant se formate quasi définitivement vers l'âge de onze ans,explique Natanaël Wright.Un jeune peu exposé aux langues étrangères aura donc beaucoup plus de difficultés à comprendre et à avoir un bon accent qu'un autre. »

Remboursé en cas d'échec

Pour autant, il ne faut pas désespérer pour parvenir ou revenir à un bon niveau. Des sociétés spécialisées dans l'enseignement des langues visent à répondre au mieux à de tels besoins. Le Wall Street Institute propose, par exemple, des stages semi-intensifs de 790 à 895 euros, comprenant une dizaine de sessions de quatre heures à prendre sur deux semaines. Chaque cours doit être préparé à l'aide d'un CD-Rom, qui permet de s'enregistrer, de s'écouter et de se corriger. Tant que cette préparation n'est pas faite, le cours n'a pas lieu. Une approche dont le Wall Street Institute est si sûr qu'il propose de rembourser ses clients en cas d'échec :« Si l'élève n'a pas atteint, au bout des quarante heures de cours, le niveau initialement prévu, nous lui offrons des heures gratuites. Et s'il n'y parvient vraiment pas, nous lui rendons son argent. »Le taux de remboursement à Paris est de 0,3 % cette année. La société Inlingua offre, de son côté, la possibilité à ses clients d'apprendre à animer des réunions ou à faire des présentations en anglais lors de séminaires ou de séances de coaching individuelles. Tarif de ces prestations : 100 euros par heure.

Mais l'efficacité de ce type de formations laisse certains dirigeants sceptiques.« La seule façon d'apprendre l'anglais est de s'immerger dans un pays anglophone »,estime Frédéric Winckler. Le vice-PDG de J. Walter Thompson parle en toute connaissance de cause : il a vécu huit ans en Angleterre, où il est arrivé à l'âge de vingt ans comme « graduate trainee » au sein de l'agence dont il dirige aujourd'hui la filiale française.« Au début, il me fallait rester si concentré que j'en avais des maux de tête,témoigne-t-il.Mais après trois mois, je commençais à réfléchir en anglais. »

Séjours ou cours ponctuels

Pour ceux qui ne peuvent s'expatrier, un simple séjour à l'étranger peut constituer un bon compromis. C'est le choix qu'a fait Daniel Cuckierman lorsqu'il a appris que France Rail Publicité allait intégrer, pendant l'été 2000, le réseau Clear Channel.« Avant même d'être certain que l'opération aurait lieu, je suis parti pour une semaine de cours intensifs à Boston,explique-t-il.Il faut s'y prendre le plus tôt possible. »Depuis, il suit des cours d'une heure trente par semaine en face à face avec un professeur américain.« Je lui raconte mes voyages, et il me corrige,raconte-t-il.Lorsque j'ai une présentation à faire en anglais, nous la préparons ensemble. »

Pour des besoins plus ponctuels, une série de cours peut d'ailleurs suffire. Hervé Riffault, directeur de création de Young&Rubicam, se souvient ainsi avoir pris des cours avant de participer au jury des Eurobest.« J'ai eu, pendant trois mois, des professeurs de plusieurs nationalités afin de m'habituer à différents accents. Résultat : j'ai compris toutes les publicités, et j'ai pu m'exprimer beaucoup plus facilement. »Aujourd'hui, Hervé Riffault n'a plus l'occasion de parler anglais, et reconnaît avoir beaucoup perdu. Une langue, quelle que soit la formation obtenue, ça s'entretient...

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