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Les professionnels de l'emploi veulent y croire

24/01/2003

Petit signe d'espoir ? Depuis quelques semaines, cabinets de recrutement et chasseurs de tête spécialisés dans le secteur de la communication ont retrouvé une ébauche de sourire : les missions reviennent peu à peu. On est encore loin de l'euphorie, puisqu'elles se comptent encore, pour la plupart, sur les doigts d'une ou des deux mains. Mais ce n'est plus la Berezina du printemps dernier, où, pendant plusieurs mois, on ne leur a pas proposé une seule mission.« La phase de reprise remonte à juillet dernier »,analyse Damien Crequer, responsable du département Communication du cabinet Michael Page, qui table sur« une croissance molle »en 2003.« Elle a d'abord démarré chez l'annonceur avec le retour des postes de responsables de communication ou d'attachés de presse, et semble se poursuivre, depuis le début du mois de janvier, dans les sociétés de communication, les agences et les médias. »

La méfiance des jeunes

Il n'est pas question, bien sûr, de crier victoire trop tôt : la tendance, à supposer qu'elle soit réelle, reste ténue. Mais le nombre d'offres d'emploi semble bel et bien en hausse depuis le début de l'année.« Je l'entends dire plus que je ne le sens »,nuance Benoît Roger-Vasselin, DRH du groupe Publicis, pour qui« 2003 ne sera ni bonne ni mauvaise, seulement incertaine »,mais, reconnaît-il,« nous ne sommes pas totalement à recrutement zéro ».La visibilité, il est vrai, est nulle au-delà de quelques jours. En revanche, souligne Philippe Legendre, directeur de l'AACC (Association des agences conseils en communication),« les agences ont tellement géré au plus près leur masse salariale ces dix-huit derniers mois qu'elles devront embaucher en cas de surcroît d'activité ».Si elles se posent toujours la question de savoir s'il faut, ou non, remplacer les départs, régies et agences répondent désormais oui.« Je continue à suivre de façon attentive les très bons CV de la profession,précise Benoit Roger-Vasselin.Pour être prêt au besoin. »C'est d'ailleurs ce qui expliquerait la légère augmentation des offres d'emploi observée ces dernières semaines.

« Pour les entreprises, c'est le moment ou jamais d'investir dans les hommes, pour prendre une longueur d'avance sur leurs concurrents »,renchérit Didier Pitelet, PDG de l'agence de communication pour l'emploi Guillaume Tell (groupe Publicis)... sans trop y croire.« Il faut en arrêter avec les recettes sociales d'hier, marquées par les restructurations et le « stop and go » des embauches,poursuit-il.Elles n'apportent aucune réponse concrète au nouvel état d'esprit des salariés et de la relation au travail. »Les jeunes, en particulier, ne cachent plus leur méfiance vis-à-vis de l'entreprise. La menace est d'autant plus forte pour les agences qu'elles risquent de voir les jeunes diplômés s'orienter dans d'autres voies. En ne formant aucun chef de publicité dans les deux ou trois ans à venir, elles ne sauront plus alors où recruter leurs futurs chefs de groupe et directeurs de clientèle. La loi Sapin ne leur aurait-elle pas servi de leçon ?

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