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Réconcilier les jeunes et l'entreprise

14/02/2003

Le fossé se creuserait-il entre les jeunes diplômés et l'entreprise ? Toutes les études le montrent : les jeunes ont intégré les leçons des années de chômage de masse et ont choisi de prendre du recul vis-à-vis de leur employeur. Dès l'entretien d'embauche, ils se montrent beaucoup plus exigeants sur leurs possibilités d'évolution et sur le cadre dans lequel ils sont appelés à travailler.« Il n'est plus rarequ'ils demandent de rencontrer, avant de prendre leur décision, leur futur supérieur hiérarchique, voire l'équipe qu'ils sont appelés à rejoindre »,note un chasseur de têtes. Certains, même, réclament un prolongement de leur période d'essai s'ils ne se sentent pas encore en phase avec l'entreprise.« Certes, mais ce décalage avec les générations précédentes est moins marqué, moins stéréotypé qu'on veut bien le dire »,tient à nuancer Jérôme Brunel, directeur des relations humaines et sociales du Crédit lyonnais.

Un savoir trop théorique

C'est justement pour éviter tout malentendu entre les deux parties que l'agence de communication pour l'emploi Guillaume Tell (Publicis) publie« Regards sur l'avenir des jeunes ».Dans cet ouvrage, qui sera diffusé dans les grandes écoles (1), vingt-six personnalités (présidents, directeurs généraux, DRH de grands groupes, dont Jérôme Brunel) dévoilent leur vision de l'emploi, disent ce qu'ils pensent des jeunes et donnent des conseils pour mieux intégrer le monde de l'entreprise.« On a du mal à leur faire comprendre,témoigne ainsi Jacques Beauchet, DRH de Carrefour,que l'entreprise est un ensemble vivant où tout peut être remis en cause constamment et qui constitue un formidable champ des possibles pour quelqu'un qui a l'esprit ouvert. »Seul problème, si les jeunes diplômés ont la tête bien faite, leur savoir paraît, aux yeux des entreprises, bien théorique et leur présentation stéréotypée.« Neuf lettres de motivation sur dix mentionnent que le candidat était président de son bureau des élèves(BDE), qu'il joue du piano, que notre entreprise est la plus merveilleuse et qu'il tient absolument à s'associer à son succès,souligne Claude Salvagnac, DG en charge des ressources humaines de Nestlé.Il faut éviter d'en rajouter : tout le monde ne peut pas avoir été président de son BDE. »Autre critique, si les relations des jeunes avec leurs aînés sont, de l'avis général, plus simples et plus naturelles aujourd'hui, le comportement des jeunes s'accompagne de superficialité, note Annick Verdier, responsable du développement et de la communication de Cetelem. À force de vouloir accéder très vite à des postes à responsabilité, ces derniers peuvent se brûler les ailes.« Si de tels conseils peuvent aider les jeunes dans leur recherche d'emploi, nous aurons rempli notre objectif »,assure Didier Pitelet, PDG de Guillaume Tell.

(1) Il est également disponible gratuitement sur le site de l'agence, guillaume-tell.com

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