Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Leurs premiers pas dans la publicité

14/03/2003

Si le marché de l'emploi n'est pas vraiment florissant en ce début d'année 2003, certaines agences continuent néanmoins d'embaucher des juniors, que ce soit en publicité classique, en marketing relationnel ou en achat d'espace. Ces postes de débutants ne font pas toujours l'objet d'annonces publiées dans la presse ou de missions dans les cabinets de recrutement, pour des raisons évidentes de coût, mais ils existent bel et bien. Mieux, ils sont ouverts à des profils extrêmement variés, comme le montrent les témoignages des quatre jeunes diplômés dontStratégiesdresse ici le portrait.

Leur point commun : après avoir débuté dans la publicité au cours des deux dernières années, ils affichent une passion pour ce métier qu'ils découvrent. Ils proviennent pourtant d'horizons différents, ont suivi des formations différentes (école de commerce, université) et réalisent au quotidien des tâches différentes. Certains n'avaient jamais envisagé, avant qu'on leur propose ce premier poste, de travailler dans cet univers. Alors, n'hésitez pas : si vous souhaitez les imiter, proposez votre candidature et faites des stages. C'est encore le meilleur sésame pour entrer dans la profession.Didier Falcand

Nicolas Crabot

Agence : Jean&Montmarin- Fonction : chargé de budget - Formation : maîtrise de sciences et gestion de Tours - Âge : 27 ans - Salaire : 1 700 euros nets mensuels.

S'il avait un conseil à donner aux jeunes qui cherchent leur voie, Nicolas Crabot n'hésiterait pas une seconde : oui, la publicité offre de belles opportunités de carrière et, pour y entrer, il faut exploiter le filon des stages. C'est par ce biais que ce jeune diplômé (en 2001) de la maîtrise de sciences et gestion de la faculté de Tours a déniché son emploi de chargé de budget chez Jean&Montmarin.« À la fin de ma première année universitaire, j'ai effectué un stage de trois mois dans le service médias de l'agence,précise-t-il.Cela m'a donné l'envie de découvrir, l'année suivante, une autre facette du métier, lors d'un nouveau stage de trois mois dans un poste commercial. »À l'époque, Jean&Montmarin avait décidé de se lancer dans une politique d'embauche de juniors. Une aubaine pour ce Breton qui, touché par le« virus de la pub »,avait toujours voulu travailler dans l'univers de la communication.

Deux ans plus tard, Nicolas Crabot ne regrette rien. Bien au contraire.« Avec cette activité de conseil, nous sommes au coeur de la gestion quotidienne des marques »,explique-t-il. Et quand il s'agit, comme dans son cas, d'Aoste, de Jacadi, de Gini et de Tectona, les secteurs abordés sont très différents. Mieux, l'agence Jean&Montmarin étant de taille somme toute modeste, le travail est des plus variés, de la prise de brief à la vente de la création en passant par la production, les devis, etc.« Pour réussir dans ce métier, il faut posséder une solide culture publicitaire,ajoute-t-il.Et elle ne s'acquiert qu'avec l'expérience. »Pourtant, cela ne l'empêche pas d'envisager de reprendre prochainement un troisième cycle en formation continue,« pour[s]on enrichissement personnel ».

Alexandra Le Conte

Agence : Nirvana- Fonction : responsable de projets - Formation : Sup de Co Reims - Âge : 27 ans - Salaire : 33 500 euros bruts annuels.

Son expérience de quelques mois passés chez Reckitt Benckiser, à Barcelone, après un premier stage chez Lancaster au cours de ses études, n'aura pas été inutile. Alexandra Le Conte n'en garde certes pas des souvenirs impérissables(« les panels Nielsen, on s'en lasse assez vite »),mais cela lui a permis de se rendre compte que l'univers de la grande consommation n'était pas sa tasse de thé (trop politique, trop hiérarchisée, etc.) et, surtout, qu'elle avait un très bon oeil sur les créations proposées par les agences pour les budgets (Veet, Nemuco) sur lesquels elle travaillait.

À son retour en France, cette diplômée de Sup de Co Reims décide donc de se tourner vers l'univers de la publicité et trouve un poste dans une agence de marketing opérationnel.« Pour une diplômée d'école de commerce, c'est peut-être un peu moins valorisant, voire moins stratégique, que chef de produit chez Danone, mais l'éventail des missions et l'intérêt du travail sont beaucoup plus larges. »Surtout dans une jeune agence, où il est possible de participer aux briefs, de faire des recommandations et de mettre en place les opérations préconisées. L'attrait est d'autant plus fort que Nirvana réalise des actions de trade marketing pour des clients comme Coca-Cola, Danone, Nestlé ou Masterfood.

Conseillerait-elle à ses amis d'entreprendre le même parcours ? Oui, mais avec un bémol : pour mieux comprendre les attentes de ses clients,« il vaut mieux être passé auparavant chez l'annonceur »,précise-t-elle. Surtout si le jeune diplômé intègre d'emblée, comme elle, une petite enseigne. Autre point à retenir, il est important que la personnalité du candidat puisse s'adapter à des hiérarchies moins marquées que chez l'annonceur.

Amanda Bard

Agence : CLM/BBDO- Fonction : chef de publicité - Formation : Essec - Âge : 25 ans - Salaire : 1 700 euros nets mensuels.

Une carrière professionnelle tient à bien peu de choses. Jamais Amanda Bard n'avait imaginé travailler dans l'univers de la publicité jusqu'au jour où un chasseur de têtes, à l'issue d'un entretien d'orientation, le lui a conseillé.« Elle est faite pour cela,affirme Damien Crequer, responsable du département Communication du cabinet Michael Page.Sa façon d'être, de réagir, de parler de ce qu'elle aime ou n'aime pas, ne m'a laissé aucun doute. »Un pronostic aujourd'hui confirmé par l'intéressée elle-même :« Le travail en agence est varié et passionnant. Et il permet de rencontrer des profils extrêmement différents. C'est tout à fait ce qu'il me faut. »

Pour cette diplômée de l'Essec, qui a passé un an en Chine histoire de se frotter à d'autres façons de vivre et d'apprendre une langue, un bon job rime obligatoirement avec des relations humaines très riches et très denses. C'est d'ailleurs ce qui lui avait le plus manqué lors de son stage chez L'Oréal.« À mon retour de Chine, je voulais faire quelque chose de différent »,explique-t-elle. Après avoir failli pratiquer le conseil en stratégie chez McKinsey, elle a finalement posé ses valises à Issy-les-Moulineaux, chez CLM/BBDO, comme chef de publicité sur le budget Banques populaires. Un rôle, selon elle, de« chef d'orchestre, d'interface entre l'annonceur et l'agence ».

Passé l'incontournable apprentissage, pas toujours drôle, des différentes étapes de la production, le positif l'emporte nettement. À condition d'être passionné et d'aimer la publicité.« On ne travaille pas dans la pub, on la vit,insiste-t-elle.Quand on côtoie des créatifs qui mettent leurs tripes sur la table, on doit le leur rendre. »Et c'est là que la curiosité, mais aussi les armes marketing acquises à l'Essec, jouent un rôle important.

Vivien Grenier

Agence : Carat AEA- Fonction : chargé d'études presse - Formation : maîtrise d'histoire - Âge : 27 ans - Salaire : 30 000 euros bruts annuels.

Son destin était tracé. Né de parents tous deux médiaplanneurs, Vivien Grenier est devenu... médiaplanneur. Sa maîtrise d'histoire, pourtant, ne l'avait pas vraiment préparé à cette fonction, mais« je ne me voyais ni enseignant, ni chercheur »,remarque-t-il. Dans ces conditions, pourquoi ne pas faire comme papa-maman et se lancer dans l'achat d'espace ? C'est chose faite, puisque Carat a accédé à sa demande de stage avant de lui proposer un poste de chargé d'études.« Toute mon enfance a été bercée par les médias, mais le médiaplanning était une problématique que j'avais du mal à appréhender »,reconnaît-il aujourd'hui.

Après un passage à la Carat School, puis une formation sur le tas chez Carat Presse, Vivien Grenier a rejoint rapidement AEA, l'une des nombreuses filiales commerciales de Carat, où il travaille sur les budgets BMW, Chivas, Generali ou Jaillance.« Ma mission consiste à transformer une problématique clients en une stratégie médias, plus particulièrement en presse »,explique-t-il, sans cacher son plaisir de pouvoir appréhender différents marchés.« C'est l'un des intérêts de ce métier »,estime-t-il.

Revers de la médaille, il est essentiel de bien connaître la presse, et pas seulement les quelque 145 titres de l'étude d'audience AEPM.« Il faut être curieux, toujours à l'affût des nouveautés pour pouvoir apporter un plus dans une recommandation médias,poursuit-il.Je passe un temps fou à fouiller dans les kiosques. »Autre qualité requise, il faut être rigoureux et aimer les chiffres, car« on en consomme toute la journée, en long, en large et en travers ».Rébarbatif ? Apparemment pas, puisque Vivien Grenier conseille fréquemment le métier à ses amis, en rappelant qu'il existe des opportunités pour des postes de junior.

Envoyer par mail un article

Leurs premiers pas dans la publicité

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies