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Choc démographique en trompe-l'oeil

25/04/2003

Les entreprises françaises n'ont pas retenu la leçon de 2000. Cette année-là, la pénurie de cadres avait été d'une telle ampleur qu'elles avaient dû multiplier les surenchères, notamment salariales, pour recruter. Au plus fort de la crise, tous les directeurs des ressources humaines promettaient qu'on ne les y reprendrait plus, qu'ils avaient compris, qu'ils allaient désormais anticiper... Peine perdue. Selon une enquête, dont la Cegos vient de publier les résultats, concernantLe Choc démographique du papy boom,c'est-à-dire sur les départs massifs à la retraite, à partir de 2005, de la génération du baby boom (1), les entreprises sont conscientes de l'enjeu, mais n'ont pas fait grand chose pour le prendre en compte de façon opérationnelle.« C'est d'autant plus surprenant que certaines vont devoir renouveler 50 % à 75 % de leur effectif cadre d'ici à 2009-2010 »,rappelle Hubert Trapet, l'auteur de l'étude, consultant à la Cegos.

Axés sur une logique de réduction des effectifs

Les dirigeants français seraient-ils insouciants à ce point ? Pas vraiment : 62 % des entreprises interrogées ont commencé à identifier, en interne comme en externe, les potentiels susceptibles de remplacer les départs... quand ils décideront de les remplacer. Car c'est l'un des principaux enseignements de l'enquête, les entreprises françaises restent dans une logique de réduction de leurs effectifs : 61 % d'entre elles ne comptent pas accroître leurs volumes de recrutement à l'avenir. Et la même proportion envisage de poursuivre les pratiques actuelles de départs en préretraite. En clair, il n'est pas question de prolonger l'activité de certains seniors, même dans un but de conservation du savoir-faire ou de transfert de compétences.

Loin des embauches massives, dans les entreprises, l'humeur semble plutôt aux promotions internes et aux réorganisations.« On pourrait même assister à l'externalisation de nombreuses prestations et à un recentrage sur les métiers »,analyse Romain Bureau, nouveau directeur de l'activité Conseil et formation en entreprise de la Cegos. C'est dans cette perspective qu'il faut interpréter la vision optimiste qui ressort de l'étude : 78 % des entreprises estiment, en effet, que ces départs en série constituent une opportunité pour elles. Signe encourageant pour les salariés, la promotion interne devrait fonctionner à plein. Avec ses corollaires : les augmentations des salaires (40 % des directeurs de ressources humaines interrogés estiment que l'accélération des carrières aura un effet inflationniste sur les pratiques salariales) et la formation. À bon entendeur...

(1) Pour cette étude, la Cegos a interrogé 150directeurs des ressources humaines et 150cadres.

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