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La radio en quête de nouvelles voix

06/06/2003

Pénurie. Le mot est lâché par les patrons des radios FM.« Oui, il y a une pénurie d'animateurs, nous avons du mal à recruter »,affirme Roberto Ciurleo, le directeur de l'antenne et du programme de NRJ. Depuis plusieurs mois, les réseaux FM et autres stations régionales indépendantes manquent de voix.« Le paysage s'est ultraprofessionnalisé et beaucoup de petites radios locales ont disparu,poursuit Roberto Ciurleo.C'est pourtant sur ces stations que la plupart des hommes de radio d'aujourd'hui ont débuté. »Parallèlement, les filières scolaires ne se sont pas développées. Une seule école est reconnue : le Studio École de France (Studec), qui fête aujourd'hui ses vingt ans. Elle propose trois formations : animateur, journaliste et technicien. L'entrée s'effectue sur concours pour une cession comptant soixante-dix étudiants issus du bac. La formation de deux ans, facturée annuellement 5 800 euros, débouche sur un diplôme reconnu par l'État.« Animateur, cela ne s'apprend pas,indique Jacky Gallois, animateur sur Europe 1 et directeur des études du Studec.Nous sommes là pour provoquer les talents, les faire sortir. »Le quotidien des étudiants de l'école est partagé entre les cours, dispensés par des professionnels en exercice, et un stage dans une radio.

C'est aussi pour former, et surtout recruter, ses collaborateurs que NRJ Group a décidé de créer son école, NRJ School. La première session réunira, à partir de septembre, vingt à vingt-cinq élèves et se tiendra à Bordeaux sur le principe de la formation continue.« Le premier objectif est de pallier à nos besoins en province sur toutes nos antennes, soit environ vingt-cinq personnes par an,indique Jean-Charles Mathey, le directeur général de NRJ Group.Nous comptons aussi y détecter les talents de demain. Tous les services du groupe seront mis à contribution : antenne, marketing, publicité, technique, etc. »Là aussi, la formation concernera l'animation, le journalisme et la technique.

Tenter l'aventure

Mais le micro n'est pas réservé aux bacheliers. Le Centre de formation aux médias (Cifap) offre aux trentenaires qui travaillent une formation à l'animation radio. Subventionnée pour les intermittents du spectacle, elle dure cinq semaines.« Nous retenons tous les profils,explique Rémy Jounin, formateur au Cifap.Nous ne formatons pas les gens à une antenne précise. »En revanche, il faut raisonner les apprentis Cauet, Difool et Bruno Guillon.« Nous devons les faire redescendre sur terre,confirme Jacky Gallois.Le métier est dur, nous sommes sondés tous les deux mois, et nous ne sommes jamais installés. Il faut aussi penser débuter en province durant six mois à deux ans, et viser un salaire mensuel d'environ 1 500 euros. »Surtout, il ne faut pas hésiter à tenter l'aventure.« Les gamins n'osent plus prendre contact avec les radios,déplore Roberto Ciurleo.Cela leur paraît inaccessible. Pourtant, j'écoute toutes les cassettes que je reçois. »Avis aux amateurs.

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