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Leur nom est une marque

18/07/2003

L'un, Philippe Cirier, dirige Opteaman, un cabinet de recrutement présent à Paris, Lyon, Bordeaux et Lille, qui a bâti son succès (1) sur une conviction (l'épanouissement personnel engendre la réussite collective) et sur l'implication de ses clients très en amont dans le processus d'embauche. L'autre, Bernard Logié, est un consultant indépendant spécialisé dans le recrutement de salariés pour des entreprises familiales, fondateur de l'association Éponymes, qui réunit les dirigeants porteurs du nom de leur entreprise. Les deux hommes viennent de s'associer pour développer ensemble une activité de recrutement à destination de ces « sociétés éponymiques ».« Choisir son nom comme raison sociale implique plus de responsabilités et une vision précise des ambitions de la société,estime Bernard Logié.Les collaborateurs doivent donc partager cette vision. »

Sentiment d'appartenance

Le profil de ces derniers doit pouvoir s'adapter à une telle exigence et le processus de recrutement doit bien sûr en tenir compte, souligne Philippe Cirier.« La culture du pouvoir, au sein de ces entreprises, intègre des valeurs comme la vision à long terme, le partage des responsabilités, une confiance mutuelle et une croissance maîtrisée pour durer,explique-t-il.Parce que ces valeurs clés génèrent de la compétence, tout nouveau collaborateur doit se les approprier pour assurer son développement professionnel. »Dans une entreprise de ce type, le sentiment d'appartenance est plus fort qu'ailleurs et il faut pouvoir l'accepter.« La culture Kleenex et l'individualisme ne fonctionnent pas,ajoute Bernard Logié.Autant le savoir avant de signer son contrat de travail. »

Cet avertissement mérite d'autant mieux d'être entendu que le phénomène n'est pas anecdotique. Selon l'association Éponymes, quarante des cent premières marques industrielles et de services dans le monde sont éponymiques. Et la France n'est pas épargnée : trente des cent premières entreprises françaises portent le nom de leur fondateur, et la grande majorité sont encore dirigées par des membres de la famille. On comprend, dans ces conditions, l'intérêt de l'accord de partenariat signé par Opteaman et Bernard Logié, surtout avec le réseau relationnel dont dispose ce dernier par le biais de son association.« Il ne faut pas s'enflammer,précise pourtant Philippe Cirier.Le potentiel est énorme, mais je ne vais pas doubler mon chiffre d'affaires pour autant. Cet accord s'inscrit davantage dans une stratégie de développement à long terme. Si nous réalisons une quinzaine de missions dans les douze mois à venir, nous serons satisfaits. »D'ici là, la conjoncture économique se sera peut-être améliorée et les entreprises, éponymiques ou non, auront peut-être besoin de recruter à nouveau. Les objectifs seront alors, sans aucun doute, revus à la hausse.

(1) Son chiffre d'affaires est passé en quatre ans de 1,4 à 3,8 millions d'euros.

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