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La Commission de la carte confortée

28/08/2003

Les journalistes sont très attachés à leur carte professionnelle. Si certains en doutaient, le second tour de l'élection de leurs représentants à la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (CCIJP) est éloquent. Quelque 14 077journalistes ont exprimé leur suffrage en plein coeur de l'été, soit à peine moins qu'au premier tour (ils étaient 16 161 un mois plus tôt).« Cela représente 39,96 % de participation, sur un électorat de 36 021 personnes »,souligne-t-on avec satisfaction à la Commission, où l'organisation d'un second tour (une première dans son histoire) après le 14 juillet n'avait rien d'évident.« Finalement, cet événement, qui aurait pu fragiliser l'institution, l'a plutôt renforcée »,analyse Pierre Delimauges, le délégué SNJ élu pour un an à la présidence de la CCIJP en remplacement de Richard Lavigne, directeur de Centre Presse Vienne, en vertu de la règle d'alternance entre journalistes et patrons de presse.

40 000 dossiers par an

Le chef d'agence duHavre libredevra néanmoins ramener un peu de sérénité rue Lafayette, le coup de force de la CGT et de la CFDT, exigeant l'organisation du second tour alors qu'il aurait été possible d'allonger le délai des votes pour atteindre le quorum au premier tour, ayant laissé des traces.« Il faudra quelques mois pour y parvenir,reconnaît-il.Nous devrons aussi rattraper les deux mois de retard que nous avons pris dans le traitement des dossiers. »Car le rôle premier de la Commission consiste à vérifier chaque année que les demandeurs de carte remplissent les critères qui en font des journalistes professionnels (1).« Cela semble anodin, mais représente 90 % de notre activité. Nous traitons bon an mal an 40 000dossiers, dont près de 2 000nouvelles demandes »,précise Pierre Delimauges. Le cap symbolique des 100 000cartes attribuées depuis la création de la CCIJP devrait être franchi avant la fin de l'année !

Or, il n'est pas question de transiger. Le statut même de journaliste et la raison d'être de la Commission sont en jeu.« La carte de presse constitue à la fois un élément de reconnaissance vis-à-vis de ses confrères, voire de certaines institutions, et un sésame pour accéder à des événements,explique Anne Thoraval, directrice adjointe de la Commission.Elle permet même de bénéficier d'un allégement d'impôts. Il faut donc être très rigoureux dans son attribution. »Pas question, par exemple, de délivrer la carte à un journaliste d'une collectivité territoriale s'il est fonctionnaire ou agent public contractuel, car il lui est impossible d'invoquer la clause de conscience. En revanche, le journalisme en ligne, après plusieurs années d'études, est reconnu sous certaines conditions.« Et nous planchons sur le statut des journalistes qui travaillent en presse religieuse, enfantine ou érotique, ou ceux qui sont stylistes dans des journaux de mode »,ajoute Pierre Delimauges, qui espère faire aboutir ces dossiers rapidement.

(1) Les critères sont décrits sur ccijp.net.

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