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Emploi : les cadres français veulent croire à une reprise

16/10/2003

Les baromètres se succèdent et se ressemblent. Depuis la rentrée de septembre, il n'y a guère que François Fillon, ministre des Affaires sociales, à prévoir une embellie de l'emploi. Tous les indicateurs révèlent plutôt une dégradation de la situation. Témoin, le dernier baromètre de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) sur le quatrième trimestre 2003, selon lequel la proportion d'entreprises prévoyant le recrutement d'au moins un cadre (38 %) se situe à un niveau inférieur de dix points à celle du quatrième trimestre 2002 (48 %).« Même si cette proportion tend à se stabiliser par rapport au troisième trimestre (36 %), elle reflète la prudence, voire le pessimisme des chefs d'entreprise et des recruteurs »,note l'Apec.

La politique du dos rond

Pire, les cadres ont perdu espoir en une reprise économique rapide, souligne le dernier baromètre de l'agence de communication pour l'emploi ORC, qui s'est intéressée à l'état d'esprit des cadres européens.« Certains espèrent un redressement dès 2004, comme les Italiens ou les Espagnols, chez qui la croissance est plus prospère,explique Nathalie Atlan-Landaburu, directrice conseil à l'ORC.Mais ils sont encore nombreux à ne rien imaginer avant 2010, voire à ne pas se projeter dans l'avenir, comme les Allemands. »Les salariés français, eux, sont un peu plus optimistes pour 2004 : 53 % d'entre eux pensent que le marché de l'emploi leur redeviendra favorable l'an prochain, mais ils étaient plus des deux tiers à le penser l'an passé.

En attendant, ils préfèrent faire le dos rond, d'abord en s'accommodant d'une situation qui ne leur permet plus de concilier correctement vie professionnelle et vie personnelle, puis en restant en poste.« En échange, ils demandent à leur employeur de favoriser leur formation ou une évolution dans l'entreprise »,précise Nathalie Atlan-Landaburu. Une exigence importante, car le manque d'évolution de carrière constitue, bien avant une rémunération insuffisante et le manque de reconnaissance, une cause essentielle d'insatisfaction. Quand ils progressent, ils sont prêts à rester au même poste durant trois à cinq ans. En revanche, le manque d'évolution les pousse à rechercher, en parallèle, un emploi.

La comparaison avec la dernière crise de 1993 les incite peut-être à voir les choses de façon plutôt positive : en 2003, le nombre de recrutements de cadres (un peu plus de 140 000, selon l'Apec) sera deux fois supérieur qu'il y a dix ans (71 000). Malgré tout, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne : en un an (d'août 2002 à juillet 2003), le volume des offres d'emploi publiées dans la presse et par l'Apec a baissé de 21 % dans les fonctions création-communication, de 19 % dans les ressources humaines, mais de 2 % seulement pour les postes marketing-commercial. Un signe encourageant pour l'avenir ?

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