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carrière

Hier annonceurs, aujourd'hui éditeurs

29/04/2004

Prisma Presse, Condé Nast ou encore Emap intègrent des profils venus de l'annonceur parmi leurs cadres dirigeants. Un intérêt réciproque.

Réputés plutôt consanguins, les groupes de presse recrutent, ces temps-ci, volontiers chez l'annonceur. Fabrice Boé, un HEC passé par plusieurs directions générales chez L'Oréal, Hermès et Lancôme, vient ainsi de prendre la tête du pôle féminin de Prisma Presse. L'arrivée de ce profil inhabituel au sein de la filiale de Gruner + Jahr alimente la rumeur chez les salariés, certains voyant en lui un possible successeur du PDG Axel Ganz... Fabrice Boé n'est pas le premier à passer de « l'annonceur » au « support » à ce niveau de responsabilités. Déjà, en septembre 2002, l'arrivée à la tête de Condé Nast France (Vogue, AD) de Didier Suberbielle, HEC lui aussi, ex-Procter&Gamble et LVMH, avait surpris le milieu. À l'actif de cet ancien PDG de Champagne Pommery, la relance remarquée duGlamourfrançais.

Un autre regard

Emap France a récemment entrepris la même démarche.« Le groupe cherchait quelqu'un qui puisse partager avec des gens de presse une vision sur l'automobile »,explique Thierry Jadot, nouvel éditeur des titres automobiles d'Emap récemment débauché en Argentine, où il travaillait chez Havas après dix ans passés au marketing de Peugeot.« J'apporte aux équipes un autre regard, complémentaire »,dit-il. Quant à Pascal Tranchecoste, le directeur marketing d'Emap France, ancien de Sara Lee et d'Intermarché, il a apporté àTélé pocheetTélé starsa connaissance de la publicité télévisée, ouverte à la presse depuis le 1er janvier.

Ces recrutés nouvellement convertis à la presse notent tous l'excitation que procure une créativité permanente et les délais courts des cycles du produit presse.« Peu de marques de l'alimentaire vendent deux millions d'unités par semaine ! »,ajoute Pascal Tranchecoste. Du côté des recruteurs, les raisons de cet engouement soudain paraissent floues. «Il n'y a pas de consignes internes demandant d'axer les recrutements vers telle ou telle origine,assure Philippe Cabanne, chargé de recrutement chez Prisma Presse.C'est la personnalité du candidat qui fait la différence. »Reste qu'en temps de crise, une bonne connaissance du marché des annonceurs - des anciens collègues - représente un atout indéniable :« Je connais les clients puisque j'en étais un avant,note Didier Suberbielle.Il m'est facile de me mettre à leur place. »Le patron de Condé Nast est en revanche sévère envers l'annonceur qu'il était :« Je ne commettrai plus jamais l'erreur d'acheter des magazines non contrôlés par Diffusion Contrôle-OJD. Je m'aperçois à quel point ces titres mentent, à quel point la culture de la presse manque aux annonceurs et à quel point j'étais moi-même d'une ignorance crasse ! »

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