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motivation

Rester salarié de Noos, c'est une question d'attitude

24/06/2004

Comment le câblo-opérateur, vendu par Suez à l'Américain UGC et dont la moitié des effectifs est partie en deux ans, a tenté de remotiver ses troupes.

Il y a deux ans, Noos comptait 1 100salariés.« C'était alors une grosse start-up, organisée en silos juxtaposés sans réelles passerelles, avec des individualismes forcenés, des postes redondants et des syndicats agités »,se souvient Hervé Hannebicque, le DRH du câblo-opérateur. Quant à sa situation financière, elle était« plus qu'inquiétante », avec un excédent brut d'exploitation négatif de 50 millions d'euros en 2001. Face à un plan de réduction des coûts salariaux, cet ancien de Bull considère alors qu'« utiliser les salariés comme variable de croissance est une absurdité ».

Mais plutôt qu'un « plan social » - terme difficile à faire admettre dans une entreprise qui a toujours affiché une croissance à deux chiffres -, il met en place un « plan de départs volontaires ». Il raconte :« Il n'était pas question de laisser partir les salariés - plutôt jeunes et bien formés - sans les accompagner et valider leur projet. »Deux ans plus tard, l'objectif de réduction de 35 % de la masse salariale en 2004 est dépassé. En un an, celle-ci a été réduite de 42 % et ramenée de 68 à 39 millions d'euros. Près de 500 salariés ont quitté le navire.

Et après ? Le plus difficile restait à faire : remobiliser les salariés et reconstituer le management, mis à mal par le départ de nombreux cadres. C'est, au printemps 2003, la priorité du DRH. La« refondation de Noos »passe par un ambitieux plan de formation, doté d'un budget de 820 000 euros. Dans la foulée, Hervé Hannebicque organise, début juillet 2003, un rallye pédestre et un pique-nique au Jardin d'acclimatation. Et tente de développer ce qu'il appelle la « Noos attitude ». L'objectif, explique-t-il, est de créer« une communauté d'entrepreneurs qui partagent la culture du progrès ».

Rétablir la paix sociale

Le module de formation à la « Noos attitude » a déjà été suivi par 350 salariés et deviendra obligatoire à partir de septembre. Quelque 120 salariés ont échangé leurs postes le temps d'une opération « Vis ma vie ». Autre création : les 90 « innovacteurs », une boîte à idées testée avec succès chez Accor. Autant d'opérations relayées par le « Noos Deal », une nouvelle forme de communication interne et écrite.

L'entreprise a rétabli la paix sociale en signant pas moins de cinq accords en un an avec les syndicats. Quant à la cellule interne, vouée à l'emploi, elle a été réactivée, recevant plus de 200candidatures.« Nous sommes désormais en bonne position pour aborder sereinement le changement d'actionnaire(1) quels que soient les choix effectués »,estime Hervé Hannebicque, convaincu qu'il n'y aura pas de nouveaux départs. Avec 630 salariés, Noos peut difficilement se le permettre.

(1) Noos a été cédé par Suez à United Global Com, propriétaire en France des réseaux câblés UPC.

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