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salaires

Radio France (re)condamnée à la négociation

03/02/2005

Le tribunal de grande instance de Paris enjoint le groupe de négocier avec les syndicats sur la question des disparités salariales dans l'audiovisuel public.

Il y a près d'un an, Radio France connaissait l'une des plus grandes grèves de son histoire avec dix-huit jours d'arrêt de travail. Une même cause peut-elle produire les mêmes effets ? Les syndicats de la Maison Ronde demandent toujours un alignement de leurs salaires sur ceux de France Télévisions en application de l'accord Servat. Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), la différence de traitement fait qu'un grand reporter à France 3 peut gagner 30 % de plus que son équivalent à Radio France... Un premier jugement, le 4 mai 2004, a fait obligation au groupe radiophonique d'étudier les disparités salariales au sein de l'audiovisuel public sans exiger pour autant une résorption de ces inégalités. Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France depuis mai dernier, a alors lancé un appel auprès de trois cabinets d'ingénierie sociale au terme duquel Altédia a été chargé de rédiger un rapport sur la situation salariale.

Le rapport en question n'a pas encore été rendu que le tribunal de grande instance de Paris a de nouveau condamné Radio France, le 25 janvier, à négocier avec les syndicats dans les huit jours en incluant l'étude des disparités de salaires sous astreinte de 2 000 euros par jour de retard.

Jean-Paul Cluzel, qui a fait appel de ce jugement, insiste auprès deStratégiessur la nécessité de procéder à une étude sérieuse des éventuelles disparités :« Il faut prendre en compte l'ancienneté et la qualification des salariés,explique-t-il.Et il n'est pas dit que l'État autorise France Télévisions à communiquer des chiffres. On ne compare pas nécessairement les salaires des postiers, des enseignants et des militaires sous prétexte qu'ils relèvent de l'administration publique. Toute notion de rattrapage ou d'alignement n'est pas à l'ordre du jour. »

Sans commune mesure

Selon lui, le fait que les rémunérations de Radio France soient calculées en fonction d'un indice propre à l'audiovisuel public n'est pas déterminant. Impossible d'établir, dit-il, un salaire moyen par individu en fonction de la masse salariale tant les deux systèmes diffèrent : présence de stars de la télé aux cachets sans commune mesure, emploi de journalistes reporters d'images (JRI) sur le petit écran, économie télévisuelle fondée sur d'abondantes recettes publicitaires...

Le patron de Radio France ne s'estime pas pour autant inactif. N'a-t-il pas tenu la promesse de son prédécesseur, Jean-Marie Cavada, de mettre en place un nouvel instrument salarial et de dégager 1,5 million d'euros sur son budget 2005 ?« Cela représente environ 1 000 euros par salarié sur l'année »,affirme Jean-Paul Cluzel. Le SNJ appelle de son côté à la titularisation d'une« nébuleuse de CDD et de pigistes ».

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