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gestion de crise

Le Prozac n'a pas déprimé les salariés de Lilly France

10/02/2005

Le laboratoire pharmaceutique a obtenu gain de cause face aux accusations du British Medical Journal sur son médicament phare, le Prozac. Et l'a fait savoir en interne.

Le 22 janvier, leBritish Medical Journala présenté ses excuses au groupe pharmaceutique Lilly pour l'avoir accusé de dissimulation de documents sur son célèbre médicament antidépresseur, le Prozac, au cours d'un procès aux États-Unis. Même si cette « rétractation » ne porte que sur la partie de l'article concernant la dissimulation de pièces nécessaires au procès, elle sonne comme un cri de victoire pour le laboratoire américain. Le 31 décembre 2004, leBritish Medical Journalavait affirmé que des documents confidentiels du fabricant du Prozac semblaient établir un lien entre cet antidépresseur et des passages à l'acte violents ou suicidaires.

Pris dans la tempête médiatique qui frappe actuellement les laboratoires pharmaceutiques dans leur ensemble, Lilly avait tout intérêt à faire connaître le plus largement possible l'issue de cette affaire. Mais comment faire savoir une fin heureuse quand les médias sont beaucoup plus friands de scandales et de malversations ?« Il est pourtant rare qu'un journal se rétracte aussi clairement »,affirme Michael Danon, directeur des Corporate Affairs de Lilly France. Avec l'aide d'Euro RSCG, le laboratoire a donc mis au point une communication de crise en cercles concentriques.

Lettre ouverte

Première cible : les deux mille salariés de Lilly France, près de Strasbourg. Ils ont reçu le 27 février une copie de l'article de « rétractation » duBritish Medical Journalpar courriel.« Nos employés ont une fierté d'appartenance assez forte,explique Michael Danon.Alors qu'ils ont pu se sentir accusés à un moment, ils éprouvent aujourd'hui de la satisfaction. »

Deuxième cible, les délégués médicaux et les médecins. Pour faire valoir le point de vue de Lilly, une lettre ouverte de son président, Sydney Taurel, est parue le même jour dansLe Quotidien du médecin. Quant aux leaders d'opinion en psychiatrie, il a suffi d'une dizaine de contacts avec des chefs de service hospitaliers pour rassurer le fabricant :« Les psychiatres connaissent très bien le Prozac, qui est l'antidépresseur qui a suscité le plus d'études dans toute l'histoire du médicament,ajoute Michael Danon,nous n'avons pas eu à les convaincre. »

Reste que le Prozac est aussi très connu du grand public. La relation avec les médias était donc déterminante. Dès le début de la crise, début janvier, un communiqué a été envoyé aux rédactions pour faire savoir le« total désaccord »de Lilly avec l'article duBritish Medical Journal. Mais, selon Michael Danon, le plus important est que l'image de transparence de son entreprise n'ait pas été durablement écornée« alors qu'elle publie sur son site Internet[lillytrials.com]le résultat de tous ses essais cliniques. »

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