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Réseaux

7-L'Essec pousse ses pions

17/02/2005

Sportifs, mystiques, publicitaires ou gourmets, les anciens de l'Essec ont tout ce qu'il faut pour constituer et entretenir leur réseau parmi les anciens. Ils ne s'en privent pas.

Les anciens Essec tombés dans le milieu de la communication et des médias sont nombreux à connaître le Café bleu, cet établissement aujourd'hui fermé de la rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. On y croisait encore récemment des personnalités aussi diverses que Claude Bonnange, le « B » de TBWA, aujourd'hui à la retraite, Nicolas Bordas, vice-président exécutif de TBWA\France, Élie Ohayon, directeur général d'Euro RSCG BETC, plus quelques professionnels des médias : Thierry Cammas (MTV France), la consultante Alix Imbert (ex-Parisien-Aujourd'hui en France), Valérie de Marnhac, une ancienne d'Enjeux-Les Échos, aujourd'hui àInvestir. En tout, une cinquantaine de personnes réunies chaque mois autour d'un invité sous la houlette du conseiller d'État Bernard Spitz (Essec et ENA), de Maud Tixier, titulaire de la chaire de communication de l'Essec, et d'Emmanuel Fraisse, directeur général du Centre d'étude des supports de publicité. Idéal pour échanger des cartes de visite, recueillir des informations sur l'emploi ou faire avancer les affaires.

Depuis, la fermeture, le petit club se cherche un nouveau point de chute, qui devrait être le Press Club de France, rue Jean-Goujon, à quelques encablures de là.

Une activité débordante

La communication n'est pas le seul secteur à faire fonctionner la solidarité. La Maison des Essec entretient pas moins de 22 clubs de ce type. Les plus nombreux et les plus actifs regroupent les anciens diplômés devenus professionnels du marketing, du luxe ou de l'agroalimentaire. Chacun de ces trois clubs dispose d'un fichier de 800 à 1 100 membres dûment inscrits. La grande école de commerce a bien pris la mesure de la richesse que représentent ses diplômés. Réunis en association, certains anciens n'ont pas hésité à mettre la main à la poche pour racheter 20 000 m2 rue Cortambert, dans le xvie arrondissement de Paris. Rebaptisée Maison des Essec en juin 2003, elle souffle sur les braises pour allumer partout où c'est possible de nouveaux réseaux.

« Nous sommes encore très loin de Stanford ou des universités américaines,nuance Daniel Chenain, directeur général de la Maison des Essec depuis janvier 2000.La logique des anciens n'est pas la même en France, mais le réseau des Essec existe et se porte bien. »Il est même d'une activité débordante, dans toutes les directions. Les exemples sont multiples. L'Académie du vin réunit tous les deux mois pas moins de 120 amateurs de bonne chère, un club cigares rassemble les inconditionnels des havanes, le club spiritualité organise des conférences sur l'Islam ou la religion catholique et amène 500élèves à des messes oecuméniques. Les clubs de golf ou de rugby ne répugnent guère à faire usage de la troisième mi-temps pour faire avancer la carrière des joueurs.

Ce n'est pas tout : 54anciens répartis dans autant de pays entretiennent les réseaux des Essec expatriés. Même musique en France, où une vingtaine de clubs régionaux rassemblent quatre fois l'an les Essec bretons, languedociens ou marseillais. À Lyon, ils sont 80 à se retrouver chaque trimestre pour parler, faire évoluer leur carrière dans la région ou... trouver un emploi. La recherche de postes est évidemment un puissant moteur pour ces réseaux. La Maison des anciens diffuse chaque année 8 000 offres d'emploi en provenance de cabinets de recrutement ou de chasseurs de têtes. Des postes répartis en trois catégories : premier emploi, promotion et top management pour les postes oscillant entre 90 000 et 110 000 euros annuels.

Surtout, les Essec se sont organisés en fédérations plus ou moins officielles au sein des grandes entreprises. Près de 60 d'entre eux se serreraient les coudes chez Bouygues Telecom. Une structure existe à la Société générale, chez EDF-GDF ou dans les grands cabinets de consultants. Quitte à accueillir un réseau, le groupe Crédit agricole-Crédit lyonnais a même choisi de le bichonner : il a réuni ses 120 salariés diplômés de l'Essec autour d'un dîner. Aux frais de la princesse !

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