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11-Le Press Club, du « on » au « off »

24/03/2005

Depuis presque vingt ans, les journalistes jouent les maîtres de maison en invitant grands patrons et hommes politiques au Press Club de France. Discrétion de rigueur.

Rue Jean Goujon, à Paris, à deux pas de l'éphémère 600 m2 d'Hervé Gaymard, les journalistes et présentateurs français ont leurs habitudes dans un coquet hôtel particulier. Marie-Laure Augry (France 3), Patrick Poivre d'Arvor (TF1), Sophie Coignard (Point) ou Alain Genestar (Paris Match) se croisent lors des dîners et conférences-débats du Press Club de France. Créé en 1986 par les journalistes Emmanuel de La Taille et Jean-Claude Bourret, avec Paul Dubrule et Gérard Pélisson, coprésidents du groupe Accor, ce club accueille autant les titulaires de la carte de presse que les dirigeants d'entreprises.

Selon Emmanuel de La Taille, passé depuis de TF1 à Radio Notre-Dame, le Press Club serait« une oasis de bienveillance dans un monde de méfiance et d'hostilité réciproque ».Côté « oasis », le décor s'y prête : 800 m2 de salons, un bar, un restaurant et sept salles de réception. Présidé en 2005 par André Bercoff (France Soir), le club compte deux mille membres, dont plus de deux cents grandes entreprises (Areva, Axa, EDF, IBM, etc.), sans oublier quelques villes, telles Issy-les-Moulineaux et Nice. Au programme : six à huit conférences par mois autour d'intervenants prestigieux comme Philippe Charrier, président de Procter&Gamble France, Jean-Marie Messier, Ariel Sharon ou Élisabeth Guigou.« Des discussions à bâtons rompus avec ceux qui font l'actualité »,résume Michel Fernet, secrétaire général de l'association. La discrétion est de rigueur chez les journalistes, qui respectent la règle du « on » et du « off », rappelée avant chaque intervention.

Des contacts essentiels

Collusion avec les pouvoirs politiques et économiques ?« C'est plutôt un lieu de fréquentations. Les contacts sont essentiels pour un journaliste »,répond-il. Pour tisser davantage de liens entre ses adhérents, le club ajoute une touche de gastronomie. Outre les dîners raffinés, où se côtoient Vincent Beaufils, deChallenges,ou Bruno Frappat (La Croix) le club organise, deux fois par mois, des « déjeuners tables d'hôtes » permettant d'échanger des cartes de visite. Un tournoi de golf et des soirées oenologiques complètent le dispositif.

« Rien ne se fait à l'aveugle dans les métiers de la communication, les confidences d'un dirigeant comme les embauches »,relève Michel Fernet. Et Isabelle Bourdet, directrice déléguée du club d'ajouter :« Je passe mon temps à mettre en relation des pigistes et des employeurs potentiels. »Mais, pour Nicolas Arpagian, grand reporter à01 Informatique,le Press Club est surtout un outil de travail :« Se fréquenter favorise les liens de confiance. Facile, ensuite, de contacter directement un confrère ou un PDG. »

Côté entreprises, les membres se frottent aussi les mains. Outre des rapports privilégiés avec les journalistes, les dirigeants bénéficient des salons pour monter leurs conférences de presse. Mieux, un véritable studio de télévision leur est réservé pour suivre des stages de « médiatraining ». Prix de la prestation : 1 500 euros la demi-journée. Bien plus quand le « coach » n'est autre que Bernard de la Villardière, de M6, Olivier Galzi (France 2) ou Damien Givelet (LCI). Des liens entre journalistes et entreprises utiles en cas de crise. Suite à l'incarcération, en 1994, de Didier Pineau-Valencienne, alors président de Schneider, le club organise une conférence de presse pour lui venir en aide. Une solidarité chère à Emmanuel de la Taille, qui écrit sur le site Web de l'association que« le Press Club, c'est l'ONU ! ».

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