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recrutement

Nantes chasse les têtes à Paris

31/03/2005

L'agence nantaise G & A a misé sur l'attractivité nantaise pour séduire des cadres franciliens.

Ces quatre dernières années, l'agence indépendante nantaise G&A a doublé son effectif pour atteindre les 75collaborateurs sous contrat à durée indéterminée. Dans les deux tiers des cas, ces nouvelles recrues ont émigré de la région parisienne. La nécessité d'aller chercher des compétences dans la capitale est liée au virage négocié voici cinq ans par Vincent Guillois, fondateur et dirigeant de G&A.« Longtemps, j'ai martelé que nous étions spécialisés dans le marketing direct, mais nous avons aussi construit une agence de publicité, un service d'études, une acticité de formation »,raconte le publicitaire. S'il peut puiser dans le vivier local pour les métiers de la publicité, il en va différemment pour les « multicompétences » : grâce à leur expertise en matière d'Internet, des hommes comme Nicolas Papuchon ont établi une jonction entre les mondes encore souvent antagonistes de la communication publicitaire et du marketing direct.

Qualité de vie

À trente-quatre ans, Nicolas Papuchon était directeur de clientèle chez Uniteam, où il avait créé une structure Internet. Cet économètre était entré dans la communication via la statistique et les bases de données :« J'ai eu un contact avec G&A par relations. Ils m'ont tenu un discours sur la fusion des métiers assez proche de la tendance parisienne de l'époque. Par ailleurs, mon épouse et moi étions saturés par la vie parisienne, avec un jeune enfant et un second à venir. »Le saut à Nantes comportait une part de risque. Il ne connaissait pas la ville et ne voulait pas rater le train de sa carrière. Aujourd'hui directeur de clientèle avec un portefeuille où figurent Système U, la Mgen, Manitou, les fenêtres K.line ou Nautilhome (Alstom), il estime ne pas avoir coupé les ponts avec Paris, où il se rend au moins une fois par semaine. Ni même y avoir perdu en termes de rémunération.« Quand nous allons chercher des Franciliens, nous sommes obligés de nous aligner sur le plan du salaire,reconnaît Vincent Guillois.Pour les postes où il y a de la demande, comme les chefs de publicité, l'écart de rémunération entre Paris et Nantes est réel. »

D'un bureau à l'autre, les collègues ex-parisiens de Nicolas Papuchon citent la qualité de vie sur les bords de Loire, les conditions de logement ou les origines nantaises comme raisons de leur mobilité. Mais, avant tout, ils avancent des arguments professionnels : la variété des activités dans une agence indépendante de taille moyenne, l'intérêt des projets d'études, le maintien des contacts avec Paris via les grands comptes, etc. Ils émettent pourtant des réserves sur l'attractivité nantaise. L'une des difficultés majeures est, par exemple, la reconversion des conjoints. Particulièrement dans le secteur saturé de la communication.

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