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Franck Bournois, professeur de management à l'ESCP-EAP et à l'université Paris II

« Dédramatiser l'échec »

14/04/2005

Quelle orientation du management en 2005 ?

Franck Bournois.Le concept de « résilience » est en plein boom ! Il s'agit de la capacité d'un individu ou d'une équipe à anticiper ou gérer les chocs professionnels : perte d'un client, licenciements, fusion... À l'origine, le terme désigne en métallurgie la capacité d'un métal à revenir à son état initial après un choc. Le concept a été décliné en psychologie par Boris Cyrulnik dans les années quatre-vingt-dix. Maintenant, il séduit les entreprises. Les Américains en sont des adeptes. Mais, en France, seuls quelques groupes, tels Danone, Renault ou L'Oréal, l'adoptent dans leur mode de management. Un manager « résilient » dédramatise les situations d'échec au sein de son équipe. Il analyse, avec ses collaborateurs, leurs erreurs pour qu'elles ne se reproduisent plus. Le tout pour améliorer la réactivité des salariés.

Pensez-vous que les entreprises soient prêtes à accepter les erreurs des collaborateurs ?

F.B.Elles n'ont pas le choix. Sur des marchés toujours plus concurrentiels, les grands groupes ont atteint un tel niveau technique que les avantages compétitifs se situent au niveau du savoir être de leurs collaborateurs.

Comment adopter cette attitude « résiliente » ?

F.B.Il s'agit de développer des compétences comportementales. Si construire la réussite d'un projet sur l'analyse des erreurs passées correspond à la culture anglo-saxonne, l'échec reste tabou en France. Pour favoriser la « résilience » au sein des équipes, Renault, EADS ou L'Oréal ont monté des plans de communication interne dédiés à ce concept. Le principal message : bonnes et mauvaises pratiques, tout se partage. Baptisé Networking Attitude, le dispositif de Danone s'appuie sur un gigantesque réseau de salariés qui échangent leurs expériences à l'occasion de rencontres informelles. Du côté d'IBM, la « résilience » se transmet au sein d'un programme de « mentoring », où des seniors jouent les conseillers informels de cadres en devenir. Ces derniers y apprennent à mieux rebondir en cas de coup dur.

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