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Des universités françaises trop discrètes

01/09/2005

D'après une étude chinoise sur les cinq cents meilleures universités au monde, la France est à la traîne. Parmi les explications, un déficit de communication.

Vues de Chine, les universités françaises sont à la peine. Le classement des cinq cents meilleurs établissements d'enseignement supérieur scientifique dans le monde, réalisé chaque année depuis 2003 par la faculté chinoise de Jiao Tong à Shanghai, n'est pas à leur avantage. Vingt-deux universités de l'Hexagone font partie du classement, dont quatre se hissent parmi les cent premières (en tête, l'université Pierre et Marie Curie, Paris VI, à la 46e place). Bien que controversée, cette distribution de « bons points » souligne toutefois les faiblesses de la France en matière d'enseignement supérieur : politique de recherche insuffisante, budgets limités, sélection des étudiants interdite... Et déficit de communication manifeste.

Sur ce point, les universités françaises sont en retard par rapport à leurs homologues étrangères, surtout anglo-saxonnes. Ainsi, certaines ­d'entre elles ne disposent toujours pas de responsable de la communication. « La France n'a jamais pris conscience que l'enseignement supérieur pouvait être un fer de lance en matière culturelle, économique et de ­recherche vis-à-vis de l'étranger. L'idée selon laquelle l'éducation ne se vend pas est encore tenace, regrette Brigitte Fournier, présidente de l'agence Noir sur blanc, conseil en communication dans les secteurs de l'éducation et de l'enseignement supérieur. L'enseignement français est d'excellente qualité mais souffre d'une faible notoriété à l'international. »

Des établissements éparpillés

De fait, des enquêtes sur le sujet à l'étranger n'émerge généralement que le nom de la Sorbonne. Pourtant, les écoles de commerce (HEC, Essec ou Insead) ne ménagent pas leurs efforts depuis une dizaine d'années. Mais le retard sur Harvard, Cambridge ou Stanford reste abyssal. En termes de budgets investis en communication, le rapport serait de un à dix. « Pour exister à l'international, la communication est déterminante, note Alain Jeneveau, directeur de l'EPS-École d'ingénieurs et président de la commission formation de la Conférence des grandes écoles. Mais cela coûte cher, d'où l'intérêt de se regrouper. » La France pâtit en effet de l'éparpillement de ses établissements : Paris compte à elle seule dix-sept universités ! Lot de consolation : selon une récente étude de la Nafsa, l'association des éducateurs internationaux, la France est le premier pays non anglophone envisagé comme destination d'études par les étudiants du monde.

ed.sjtu.edu.cn/ranking.htm

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