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Des entrepreneurs partageurs

08/09/2005

Les coopératives d'activités sont en plein essor. Un mode alternatif de création d'entreprise qui séduit les créatifs et les communicants. ponatur, utrius vitae sortem legant, hesterni laboris an praesentium epularum ?

Denis Péraudeau, designer, a toujours rêvé de monter sa propre agence. Se lancer en solo ? « Trop risqué », estime-t-il. Le portage salarial ? « J'ai essayé avec la société Expériance à La Rochelle. Mais le manque d'accompagnement m'a déplu. » La solution, ce créatif de trente-six ans vient de la trouver chez Coopaname, l'une des coopératives d'activités et d'emploi (CAE) qui poussent un peu partout en France. Prometteur, ce mode alternatif de création d'entreprise accompagne le porteur de projet selon ses besoins.

« C'est l'occasion idéale de tester une idée tout en assurant ses arrières », se félicite Denis Péraudeau qui a créé, en mars dernier, l'agence de design L'R du large. « Même à trois, monter une entreprise prend du temps et beaucoup d'énergie, surtout quand on n'a pas de réseau ni de goût prononcé pour la comptabilité. La coopérative nous décharge de ce poids », se ­félicite son associée, Nathalie Blanchard, ex-productrice chez RSCG.

Afflux de candidatures

D'autant que l'agence bénéficie des services partagés par les membres de la structure : un comptable, des ateliers de formation et des rendez-vous mensuels entre créateurs. Parmi ces derniers, la palette des professions est large : tapissier, ébéniste, sémiologue, journaliste, graphiste, etc. « Le partage d'expériences et de contacts n'en est que plus riche », se réjouit Pascal Renaud, ancien consultant en marketing et troisième larron de cette bande de jeunes patrons.

Comme le portage salarial, les coopératives d'activités ­garantissent un statut de salarié au porteur de projet. « Dès que l'entrepreneur-salarié ­dégage un chiffre d'affaires, il signe un contrat de travail à durée ­indéterminée qui lui assure un salaire proportionnel au montant des honoraires perçus. Un bon moyen pour faciliter le décollage progressif d'une activité viable », prêche Stéphane Veyer, ancien communicant chez McKinsey, aujourd'hui à la tête de Coopaname, membre du réseau Coopérer pour entreprendre.

En retour, chacun participe au fonctionnement de la structure, en versant 10 % de son chiffre d'affaires pour ­financer les services communs. Une fois son activité pérennisée, l'entrepreneur peut sortir de la coopérative pour créer son entreprise ou rester dans la structure et devenir associé.

Le concept fait de nombreux adeptes. « Face à l'afflux de demandes, nous venons d'ouvrir un nouvel établissement à Nanterre », souligne Stéphane Veyer. D'ici à la fin 2005, Coopaname devrait créer deux autres coopératives à Créteil et dans le xive arrondissement de Paris.

www.cooperer.coop

www.coopaname.coop

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