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La PAO se convertit à InDesign

20/10/2005

Concurrent de Quark X-Press, le logiciel de mise en page édité par Adobe entre en force dans les rédactions. Avec une nouvelle version qui permet de gagner en créativité.

Depuis 1988, Quark X-Press, célèbre logiciel de production assistée par ordinateur (PAO), régnait en maître sur la presse française. Un dangereux concurrent vient de se mettre sur sa route : InDesign, le logiciel de création et de mise en page édité par Adobe. « InDesign est sorti en 2002. Son installation dans les rédactions s'est faite petit à petit. Il y a dix-huit mois, le mouvement s'est sérieusement accéléré. Aujourd'hui, 65 % de la presse magazine française a basculé sur notre logiciel », annonce ­Robert Raïola, directeur marketing Europe chez Adobe. Si Quark se dit pour l'instant « confiant », le groupe reconnaît s'être ­réveillé il y a seulement un an : « Jusqu'en 2004, Quark n'avait jamais investi dans le marketing de ses produits, explique Réjane Bouffaut, responsable marketing et communication pour l'Europe du Sud. Adobe a réveillé Quark ! » Le groupe promet pour le premier semestre 2006 une version 7 innovante pour son logiciel X-Press.

Emap, Prisma Presse, Condé Nast : les groupes de presse sont en effet nombreux à opter pour In­Design. Un choix qui risque de conditionner la presse pour longtemps, les changements de logiciels de mise en page étant peu fréquents. Le dernier en date remonte déjà à une grosse quinzaine d'années. Les rédactions avaient alors abandonné le logiciel ­PageMaker, édité par... Adobe, au profit d'X-Press. Le logiciel de Quark a-t-il à son tour vécu ? « Les informaticiens de Prisma ont trouvé qu'il y avait beaucoup de " bugs" sur les dernières versions d'X-Press, explique Florence Dubessey, chef de studio maquette à Ça m'intéresse, qui vient de passer à InDesign. Après quelques semaines d'utilisation, je ne me vois déjà plus retravailler sous X-Press. »

La carte du tout en un

Les deux logiciels sont très différents l'un de l'autre. Dès 2002, Science&Vie Junior (Emap) a testé InDesign, qui vient alors d'arriver sur le marché. Bilan après trois ans : « C'est un logiciel complexe. X-Press me paraissait beaucoup plus intuitif dans l'utilisation. Heureusement, on peut ­remettre les raccourcis clavier d'X-Press sous InDesign ! », explique Frédéric Pangaud, directeur artistique du magazine. La complexité d'utilisation ne semble plus être un frein dans la dernière version d'In Design, la CS2. « Ses créateurs se sont vraiment mis à notre place pour trouver des solutions qui facilitent la vie, ­témoigne Florent Maurin, secrétaire de rédaction à D Lire, magazine jeunesse de Bayard. InDesign permet ­notamment une gestion plus aisée des césures dans le texte. D'une manière générale, il permet de précieux gains de temps. »

Autre atout d'InDesign : sa compatibilité avec les autres logiciels édités par Adobe, Illustrator et Photoshop, eux aussi utilisés pour la mise en page. D'où des similitudes de fonctionnement. « Le système est beaucoup plus unifié. On ­retrouve sous InDesign le principe de calques de Photoshop. Contrairement à X-Press, cela permet aussi de travailler ­directement la mise en page avec des images en haute définition », détaille Florence Dubessey. Une aubaine pour des ­entreprises qui cherchent à rapprocher le travail du secrétaire de rédaction de celui du maquettiste...

La société Adobe joue d'ailleurs la carte du tout en un. Il y a dix-huit mois, elle a sorti le pack Creative Suite Premium, regroupant ses différents logiciels. Une formule qui mise aussi sur l'un des points forts d'Adobe : le prix. À l'unité, InDesign est en effet nettement moins cher qu'X-Press : 1 350 euros (version CS2) contre 2 630 euros (Quark X-Press Passport 6.0). La Creative Suite Premium permet de réduire encore les coûts (2 151,60 euros). Mais Quark s'engage à sortir une version 7 à un prix attractif. « Pourquoi payer cher un outil de mise en page ? Il n'y a eu aucune grande innovation depuis longtemps dans ce ­domaine », estime Pierre Allais, rédacteur en chef technique de La Croix, l'un des rares quotidiens à utiliser InDesign. Un argument qui explique peut-être à lui seul l'engouement pour le logiciel d'Adobe.

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