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Après un plan social

Comment Giat Industries tente de remobiliser ses troupes

14/09/2006

Du boulot à gogo. » Le titre de la nouvelle Bourse du travail sur l'intranet de Giat Industries a de quoi dérouter. Pour une entreprise qui a essuyé quatre plans sociaux en quinze ans (elle emploie aujourd'hui 3 000 personnes, contre 14 000 en 1991), il fallait oser. « Ce titre, c'est un ingénieur qui nous l'a soumis. Il doit permettre aux managers qui ont besoin de renforts d'en trouver rapidement dans d'autres services, explique Thierry Smagghe, le DRH du fabricant français d'armement terrestre. En fait, il est révélateur du nouvel état d'esprit des salariés insufflé par l'opération Chrysalide. » De quoi s'agit-il ? D'une vaste campagne de communication interne lancée en novembre 2005 (dès que les salariés de la dernière « charrette » ont été identifiés) visant à remobiliser les équipes.

« Voir la vie autrement »

Le programme a débuté par une convention d'entreprise réunissant 350 managers. Objectif : rassurer et parler d'avenir, 150 d'entre eux étant ensuite déployés sur le terrain pour prêcher la bonne parole. Ensuite, 330 affiches au slogan évocateur - « Il est temps de voir la vie autrement » - ont été apposées dans l'entreprise. « Pour qu'ils voient réellement l'avenir en rose, nous avons surtout apporté à nos salariés des preuves de la bonne santé de l'entreprise », commente Thierry Smagghe. En l'occurrence, une marge opérationnelle enfin positive (à 9,9 millions d'euros). Autre changement : l'introduction d'un management plus participatif, avec des salariés invités à poser des questions via l'intranet ou lors des nombreuses réunions organisées sur site. Seul hic, la campagne de communication sert un projet qui ne ravit pas tout le monde : un mariage avec un groupe industriel. « Comment imaginer que cela puisse se faire sans nouvelle casse sociale ? s'interroge Didier Périchon, secrétaire général CGT sur le site de Roanne. Quand les managers sont venus nous expliquer le projet, nombre d'entre eux n'ont pu aller au bout de leur intervention tant l'exaspération était grande. »

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