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L'entreprise n'est pas à la fête

26/10/2006 - par L.L

La quatrième Fête des entreprises s'est déroulée le 19 octobre dernier. Mais des critiques percent à propos de cette manifestation qui a peu de chances de transformer les rapports au travail.

Ça respire le bonheur dans l'entreprise... du moins sur l'affiche de la quatrième Fête des entreprises, réalisée par Publicis Consultants. Pouces levés et sourire aux lèvres, une femme, un jeune issu de la diversité ethnique et un quinqua sont visiblement très fiers d'appartenir à leur entreprise. Les chanceux ! Ces trois profils représentent en effet les catégories les plus discriminées dans le monde du travail. Cynisme ou volonté réelle de faire évoluer les choses ?

Sophie de Menthon, l'infatigable promotrice de la Fête des entreprises, penche évidemment pour la seconde hypothèse. « Il faut arrêter de critiquer systématiquement l'entreprise. Les Français aiment leur boîte et même leur patron, martèle-t-elle en brandissant un sondage commandé à l'Ifop selon lequel 76 % des salariés aiment leur entreprise. Dans nombre d'entre elles, il y règne une très bonne ambiance. »

Le terrain faiblement mobilisé

Cette année, la Fête des entreprises, qui s'enorgueillit de la participation de 150 000 de celles-ci, s'est d'ailleurs déroulée sous le signe du bien vivre ensemble, autour de petits déjeuners conviviaux, organisés en interne, et de challenges sportifs. « N'aurait-il pas été plus judicieux de consacrer la journée à des débats entre salariés et directions sur l'appréhension du travail au quotidien », questionne Thomas Chaudron, président du Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD). À ses yeux, cette journée n'a pas grand sens : « Revaloriser l'entreprise est un objectif louable, sauf qu'ici, l'initiative ne provient pas des salariés mais des dirigeants, note-t-il. C'est un peu comme si l'on disait aux salariés : " À mon signal, tout le monde s'embrasse ! ".»

Bernard Salengro, délégué national du syndicat des cadres CFE-CGC n'est pas plus tendre. « La Fête des entreprises, c'est juste un affichage pour masquer le manque de reconnaissance et de sens ressenti par les salariés dans leur travail, juge-t-il. Certes, cette journée a une forte couverture médiatique, mais, en réalité, elle n'a aucune résonance. » Au regard du faible nombre de participants (350) à la course interentreprises, censée être l'événement phare de la manifestation à Paris, il est difficile de parler de forte mobilisation sur le terrain. Il est vrai qu'aucune entreprise n'a donné de journée de congé à ses salariés pour participer à la course, qui se déroulait entre 12 et 14 heures. Et certains esprits perfides de souligner que l'assistance aurait sans doute été plus nombreuse si les entreprises avaient offert à leurs salariés un jour de battement pour participer à l'événement. « On nous rebat les oreilles avec des salariés qui aimeraient leur boîte, conclut Bernard Salengro. La vraie question est plutôt de savoir si les entreprises considèrent réellement les salariés et, le cas échéant, de le prouver autrement qu'en organisant une journée pipeau. »

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www.jaimemaboite.com

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