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La formation professionnelle dans la campagne

12/04/2007 - par David MEDIONI

Par-delà l'assentiment général qui a entouré la création du DIF en 2004, les trois principaux candidats à l'élection présidentielle ont des idées sur la question. Ils s'accordent sur une refonte du système actuel, considéré comme peu satisfaisant.

Rarement une campagne présidentielle s'était autant intéressée à la formation professionnelle. Les principaux candidats ont énoncé leur projet sur ce thème. Mieux, tous envisagent cette question comme l'un des rouages d'une « sécurité sociale professionnelle » à la française. Tant Nicolas Sarkozy que François Bayrou et Ségolène Royal s'accordent d'ailleurs sur la nécessité d'une refonte du système actuel, dominé par le DIF (droit individuel à la formation). Lorsque François Bayrou déclare qu'« aider l'entreprise, c'est revoir la formation professionnelle », Ségolène Royal propose un droit individuel à la formation tout au long de sa carrière, et Nicolas Sarkozy assure que « la formation professionnelle doit anticiper les reconversions dans les secteurs menacés par la mondialisation ». Si l'idée d'un crédit individuel de formation en réponse aux problèmes sociaux (licenciement, reconversion, etc.) s'impose sous diverses formes, l'épineuse question du financement n'est jamais tranchée. État des lieux des promesses des présidentiables.

François Bayrou. « L'investissement dans la formation est une responsabilité nationale », affirme le candidat de l'UDF. Pour lui, une meilleure formation professionnelle passe par une réforme globale du système actuel, qu'il juge « mal conçu ». Ainsi, son parti détermine trois axes de réflexion. Tout d'abord, il promet de mieux informer les salariés par une communication claire et cohérente sur la formation professionnelle. Ensuite, l'UDF prévoit la création d'un compte épargne-formation pour tous les salariés, ouvert tout au long de la carrière et contenant jusqu'à douze mois de temps disponible pour la réalisation d'un projet personnel, cela sans perte de salaire. Par ce biais, François Bayrou espère sécuriser les parcours professionnels. Pour lui, en effet, « lorsque l'entreprise n'a plus les moyens de garantir l'emploi de chacun, c'est à la société dans son ensemble de le faire par la formation ». Le troisième axe concerne les jeunes salariés sans qualification. Il s'agit de créer un contrat formation-emploi pour lequel l'entreprise se verra rembourser les dépenses de formation qu'elle financera. En somme, François Bayrou substituera l'État, et surtout les régions, aux entreprises sans pour autant s'appuyer sur un grand service public.

Ségolène Royal. Le service public de l'emploi, Ségolène Royal l'a, elle, adopté. Elle envisage la formation professionnelle comme « LE » moyen de traiter le chômage et les problèmes sociaux. Pour la candidate du PS, la France remettra ses chômeurs sur le marché du travail « grâce à une formation professionnelle adaptée aux besoins du développement économique. Le premier objectif, c'est l'investissement massif dans la ressource humaine. » Pour cela, Ségolène Royal prévoit la mise en place d'un service public de l'emploi qui sera - entre autres choses - chargé de financer les nouvelles mesures destinées à la formation professionnelle. Lesquelles ? La sécurité sociale professionnelle garantie par l'État, par exemple, qui permettra à chaque personne privée d'emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat contenant droits et devoirs. Celui-ci comportera une rémunération d'un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d'emploi. Viendra s'y ajouter un droit individuel à la formation tout au long de la vie, d'autant plus élevé que la formation initiale aura été courte.

Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP intègre la formation professionnelle dans son discours sur la valeur travail. Il considère qu'à l'heure actuelle, la France investit mal. Il envisage donc la création d'un compte épargne-formation individuel, crédité au départ d'un certain nombre d'années et transférable d'entreprise en entreprise. Ce compte permettra d'entreprendre une formation longue et qualifiante à tout moment de la vie professionnelle. Concernant le financement, Nicolas Sarkozy ne s'avance pas vraiment. Il souhaite la création d'un service public de l'orientation, sans préciser si celui-ci englobera ou non la formation professionnelle, mais il insiste surtout sur un redéploiement des sommes déjà existantes.Parallèlement à ce compte épargne-formation, il envisage la création d'un contrat de travail unique à durée indéterminée, qui serait simplifié et accompagné de meilleures allocations chômage, pour éviter qu'un traumatisme professionnel ne donne lieu, dixit l'UMP, à un « traumatisme social ». Pour Nicolas Sarkozy, la formation est conçue comme un moyen de pallier les difficultés économiques. Il souhaite d'ailleurs identifier les secteurs menacés et anticiper dès maintenant la reconversion des salariés concernés par des actions de formation professionnelle.

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