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Les télécoms, tuteurs de jeunes en difficulté

12/04/2007 - par Amaury de Rochegonde

Pour orienter vers leurs métiers des jeunes issus de quartiers sensibles, six entreprises de télécommunications ont monté un réseau de tuteurs-salariés. Le Crédit mutuel leur apporte son concours financier.

Elles sont aujourd'hui six entreprises de télécommunications - SFR, Alcatel-Lucent, Ericsson, Motorola, Nokia et Siemens - qui cherchent à favoriser l'accès à leurs métiers à des jeunes défavorisés via un Passeport promotions télécoms. Le chantier, commencé par SFR à la fin 2005, s'est avéré très fructueux tant en termes de mobilisation interne qu'en matière de formation professionnelle. Au total, sur l'année 2006-2007, 351 salariés d'entreprises de télécoms ont accepté de devenir tuteurs de 397 jeunes inscrits en classe préparatoire dans un lycée situé dans ou à proximité d'une zone urbaine dite sensible. Il s'agit d'amener des élèves inscrits en BTS ou titulaires d'un bac technologique à s'orienter vers des diplômes d'ingénieurs télécoms ou généralistes, ou encore vers les fonctions de « cadre commercial et de gestion ». Ce sont donc 261 élèves du cercle Passeport promotions télécoms qui tenteront cette année un concours d'entrée aux écoles d'ingénieurs ou de commerce. Le plus souvent, les cadres s'engagent à consacrer un après-midi par mois à l'encadrement d'un jeune, en lui donnant quelques conseils de préparation au concours ou en l'informant sur la réalité du monde de l'entreprise. Les jeunes se voient aussi proposer des visites de sites, des offres de stage ou des contrats en alternance. « Mais le plus important, souligne Franck Esser, PDG de SFR, c'est l'accompagnement. Un tuteur vous donne confiance et vous dit que c'est à vous de gagner. »

Scolarité à crédit

Restait à lever un obstacle de taille pour l'orientation de jeunes issus des cités vers des filières diplômantes valorisées dans les entreprises : le coût des études. Un frein qui explique en bonne partie que 72 % des élèves d'écoles de commerce ou d'ingénieurs soient issus de familles de cadres supérieurs ou de professions libérales et intermédiaires. Le Crédit mutuel vient donc d'apporter sa pierre à l'édifice en proposant un prêt d'études de cinq à huit ans sans caution parentale, avec remboursement différé à la sortie des études. « Le montant du prêt peut atteindre 12 000 euros. Il s'élève à 9 000 ou 10 000 euros en moyenne, avec des taux d'intérêt au plus bas, entre 3,3 % et 3,6 % environ », précise Étienne Pflim­lin, PDG du Crédit mutuel. Bien qu'elle s'en défende, la banque mutualiste trouve là aussi l'occasion de recruter de futurs clients que se disputent les organismes de crédit... une fois qu'ils ont franchi les portes de l'école.

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