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Journaliste, un salarié pas comme les autres

31/05/2007 - par David MEDIONI

Daniel Schneidermann avait le droit de critiquer publiquement Le Monde, son employeur d'alors. Ainsi en a décidé la cour d'appel de Paris. De quoi faire jurisprudence ?

Un journaliste peut-il critiquer publiquement son employeur ? C'est la question qui était posée à la cour d'appel de Paris mardi 22 mai dans le cadre de l'affaire Daniel Schneidermann contre Le Monde. En confirmant que le licenciement de Schneidermann était « sans cause réelle ni sérieuse », celle-ci a décidé qu'effectivement le journaliste pouvait critiquer publiquement son employeur. Mieux, en confirmant le jugement des prud'hommes - qui expliquait que le journaliste avait pour fonction d'informer, fût-ce sur son propre journal -, la cour d'appel de Paris donne un caractère particulier à cette fonction dans un arrêt qui pourrait faire jurisprudence. Les prud'hommes écrivaient d'ailleurs : « Les libres appréciations et contestations relèvent des fonctions de journaliste. »

Licenciement abusif

Petit retour en arrière : en octobre 2003, Daniel Schneidermann, chroniqueur médias au Monde est licencié au motif qu'il a critiqué dans son livre, Le Cauchemar médiatique, la direction du quotidien et sa gestion du conflit avec Pierre Péan et Philippe Cohen. Leur livre, La Face cachée du Monde, dénonçait des abus de pouvoir de la direction du journal incarnée alors par Jean-Marie Colombani, Alain Minc et Edwy Plenel.

L'ex-chroniqueur médias du Monde, s'est dit « heureux de la décision ». Toutefois, il est bien conscient que son cas est un peu particulier puisqu'il écrit sur son blog (www.bigbangblog.net) : « Je ne me fais aucune illusion : c'est avant tout une victoire de principe. Les journalistes que l'on oblige, dans les médias français, à travailler contre leur conscience, ne sont pas tous dans une situation aussi privilégiée que la mienne. Mais cette décision, désormais, leur appartient. À eux de s'en emparer. Non, sa direction ne peut pas faire taire un journaliste. »

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