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Les contrats de travail sont-ils adaptés à la communication ?

18/10/2007 - par Lionel Lévy

À l'heure où les partenaires sociaux planchent sur un éventuel assouplissement des modalités de rupture du contrat de travail, ce qu'en pensent les professionnels de la communication et des médias.

Le marathon des négociations entre partenaires sociaux sur la modernisation du marché du travail a commencé. Au coeur des débats, la rupture du contrat de travail. À raison d'un rendez-vous hebdomadaire tous les vendredis depuis le 7 septembre, syndicats et patronat discutent. Ils ont jusqu'à la fin de l'année pour trouver un accord, faute de quoi le gouvernement a prévu de passer en force, en portant directement son projet devant le Parlement.

Soutenues par Nicolas Sarkozy, les organisations patronales (Medef, UPA, CGPME) proposent d'aménager un nouveau mode de rupture du contrat à durée indéterminée via « un commun accord » entre l'employeur et le salarié. Une rupture par consentement mutuel pour limiter les « aléas juridiques » pesant sur l'employeur (le quart des licenciements autres qu'économiques sont contestés par les salariés devant les prud'hommes, avec dans 80 % des cas le gain du procès) et institutionnaliser les licenciements personnels sous forme de départs négociés, de plus en plus fréquents.

Autre proposition du patronat, une période d'essai rallongée suivie d'une « étape de validation économique » répondant aux « aléas d'activité ». Durant cette période, les indemnités en cas de licenciement litigieux donneraient lieu à une prime de précarité sur le modèle actuel du contrat à durée déterminée. Au-delà, les licenciements seraient également sécurisés, avec notamment des indemnités plafonnées et un délai de contestation ne pouvant excéder douze mois (contre cinq ans maximum aujourd'hui).

Flexibilité pour les patrons, précarité pour les employés

Excepté la CFDT et la CFE-CGC, les syndicats sont opposés à cette séparation à l'amiable, estimant que le rapport de forces entre salariés et employeur est trop inégal. Qu'en pensent les acteurs de la communication et des médias ? La majorité des patrons et directeurs de ressources humaines en agences de publicité militent pour un contrat à durée indéterminée assoupli permettant « de ne pas les dissuader d'embaucher », et pour un tout nouveau contrat « adapté à la profession pour faire face aux "charrettes" », ces périodes où l'activité s'emballe.

Le raisonnement est tout différent chez les syndicats. « Il ne faut pas se leurrer, ce n'est pas un énième contrat qui va relancer l'emploi dans le secteur de la publicité, insiste Laurent Quintreau, ­secrétaire général du Betor Pub CFDT chez Publicis. S'il n'y a pas de réelle ­sécurisation des parcours des salariés à côté de la flexibilité accordée aux employeurs, cela ne peut qu'entraîner une plus grande précarité. » Même analyse du côté des syndicats de journalistes, qui soulignent que la précarité constitue déjà l'un des problèmes majeurs de la profession : sur 37 000 journalistes titulaires de la carte de presse, 8 500 sont des précaires, pigistes ou salariés en contrat à durée déterminée.

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