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Les sociétés n'encouragent pas assez leurs salariés

08/11/2007 - par Lionel Lévy

Selon une enquête du cabinet Towers Perrin, trop d'entreprises n'ont pas saisi l'enjeu de la motivation de leurs salariés. Les directions générales sont montrées du doigt.

Les entreprises font-elles le nécessaire pour stimuler l'engagement de leurs collaborateurs ? Pour Towers Perrin, la réponse est catégorique : c'est non ! Ce cabinet-conseil en management des ressources humaines vient en effet de publier une vaste enquête mondiale sur l'engagement des salariés, menée auprès de 88 000 d'entre eux dans dix-huit pays (5 000 Français y ont participé), révélant que les sociétés n'encouragent pas suffisamment leurs troupes. Ainsi, seuls 25 % des salariés estiment que leur entreprise les incite à faire de leur mieux, quand près des trois quarts considèrent ne pas avoir « d'excellentes opportunités de carrière au sein de leur organisation ». Point positif : à l'instar de l'ensemble des salariés interrogés, les Français affichent un engagement sensiblement à la hausse, 12 % se déclarent fortement engagés, contre 9 % en 2005.

Recherche de visibilité

Tout n'est donc pas si noir, mais quand même assez gris pour les salariés français, qui restent en retrait par rapport à leurs homologues européens, beaucoup plus confiants dans leur avenir et dans celui de leur entreprise. La faute à un rapport particulier au travail ou à un défaitisme bien franchouillard ? Pour Marion Marchal, consultante senior chez Towers Perrin, l'explication est un peu courte. « Contrairement à certaines idées reçues, les Français aiment leur travail. Mais beaucoup moins les conditions dans lesquelles ils l'exercent, estime-t-elle. Ils recherchent une visibilité que leurs directions générales, qui raisonnent sur le très court terme [cycles trimestriels ou semestriels, à l'aune de ceux des marchés financiers), sont bien incapables de leur donner. » N'est-ce pas la même chose dans les entreprises étrangères ? « Certes, répond Marion Marchal. Sauf que les Français ne sont pas sortis d'un certain paternalisme dans la relation à leur direction générale. » Et celle-ci en prend pour son grade, contrairement au management intermédiaire, beaucoup plus apprécié. Selon l'étude, seulement 27 % des salariés de l'Hexagone (33 % en Europe) estiment que leur direction générale partage les raisons qui motivent les décisions importantes. Idem, seuls 22 % (29 % pour l'Europe) estiment qu'elle se soucie réellement de leur satisfaction et de leur bien-être. Enfin, 23 % (29 % pour l'Europe) pensent qu'elle s'adresse de manière franche et honnête à l'ensemble de ses collaborateurs.

« Le lien entre engagement des salariés et performance de l'entreprise est particulièrement ténu, rappelle Marc Boulay, chef de projet chez Towers Perrin. Quand les collaborateurs se sentent engagés, les différences en termes de croissance de bénéfice par action et de revenu net sont spectaculaires. » Jusqu'à 38 % d'écart, selon l'étude. Reste à savoir ce qui motive les salariés, tout en sachant que compétitivité du salaire de base, intérêt du travail et opportunités de progression de carrière sont des éléments déterminants. « Les critères de rémunération sont plus importants qu'en 2005, conclut Marion Marchal. La participation, l'intéressement et l'actionnariat salarié sont des leviers efficaces pour attirer, retenir et engager. »

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