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Sciences Po en quête de reconnaissance

22/11/2007 - par L.L.

Ouverte à la rentrée 2004, l'école de journalisme de Sciences Po a diplômé ses deux premières promotions d'étudiants. Premier bilan.

La diversité, Sciences Po en a fait une marque de fabrique en allant notamment chercher les talents en banlieue. Et comme l'on ne change pas une recette qui marche, la même philosophie a été appliquée à son école de journalisme. « On reproche souvent à la nouvelle génération de journalistes d'être des clones, constate Agnès Chauveau, directrice exécutive de l'école. Nous avons donc décidé de prendre le contre-pied en mêlant au maximum les origines sociales et géographiques de nos étudiants. » Seule école publique de journalisme, cette formation, qui accueille pour deux ans des diplômés bac + 3, présente la particularité de corréler le montant des droits d'inscription au niveau d'imposition des parents de l'étudiant. « Un tiers d'entre eux sont boursiers, précise Agnès Chauveau. France Télévisions, Radio France et Prisma Presse les ont pris en alternance. » La mixité est également internationale. Si les deux tiers des étudiants sont Français (la moitié de ceux-ci provient des premiers cycles de Sciences Po), le dernier tiers est composé d'étrangers.

Un bon réseau d'intervenants

Concernant le contenu pédagogique, la première année de cette formation généraliste est axée sur la culture générale. « On reproche souvent aux journalistes d'en manquer », note Agnès Chauveau. Sur ce point, l'école bénéficie de son réseau d'enseignants chercheurs de Sciences Po, notamment Jean-François Sirinelli en histoire, Jean-Paul Fitoussi en économie et Pascal Perrineau en sciences politiques. Côté journalistes, le casting a également fière allure, d'autant que nombre d'entre eux, passés par les bancs de Sciences Po, s'en sont souvenus en intervenant au sein de l'école (Raphaëlle Bacqué, Thierry Thuillier, etc.). Reste à savoir si le taux d'insertion professionnelle est à la hauteur. « Un an après leur diplôme, un tiers de nos étudiants sont en CDI, les autres sont soit en CDD, soit pigistes », indique Agnès Chauveau.

À noter que l'école a bénéficié à plein de l'effet TNT. France 24 a ainsi engagé en CDI une quinzaine d'étudiants. Pas sûr que les résultats soient aussi glorieux cette année. En effet, de nombreux médias n'embauchent que des étudiants issus d'écoles reconnues par la profession. Et celle de Sciences Po n'en fait pas partie. Peut-être pas pour longtemps. Un dossier de demande de reconnaissance vient d'être envoyé à la Commission nationale paritaire de l'emploi des journalistes professionnels.

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