Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Faut-il mettre de l'affect dans le management ?

10/01/2008 - par Lionel Lévy

Fondé sur la relation humaine, le management est toujours empreint d'affect, dans la communication et les médias sans doute encore plus qu'ailleurs. Une carte à jouer avec précaution.

Selon une récente enquête réalisée par l'institut BVA pour le cabinet-conseil en management et ressources humaines BPI, et menée auprès de 5 500 salariés dans dix pays (lire page 45), plus la relation entre le salarié et son manager est qualifiée d'amicale, plus le management est bien ressenti. Et surprise, c'est dans les pays latins, France en tête, que les salariés ont les relations les plus distantes vis-à-vis de leur supérieur hiérarchique... et, par voie de conséquence, formulent les critiques les plus acerbes. Faut-il pour autant souhaiter que les salariés français fassent amis-amis avec leurs managers ?

« Quand les salaires et les perspectives d'évolution sont bloqués, beaucoup de managers estiment qu'il ne reste que cela pour motiver les troupes », observe Bernard Vidal, directeur Europe du Sud chez BPI. Autant le dire d'emblée, un management fondé sur la seule dimension affective est porteur de tous les maux : manipulation des collaborateurs, iniquité dans leur évaluation, suspicion des uns vis-à-vis des autres, jalousie... En revanche, le management est toujours empreint d'affect, puisqu'il puise sa source dans le rapport humain. Reste donc au manager et au salarié à trouver le bon dosage, un art pour le moins difficile.

De nouveaux dirigeants qui changent la donne

Où en est-on dans les médias et la publicité, secteurs où la dimension affective est décrite comme très présente dans le management ? « Dans ces secteurs, la dimension affective est particulièrement prégnante car l'affect est réputé être une des conditions de la créativité des salariés », indique Pascal Guibert, consultant en management dans le secteur de la communication et directeur de l'agence La compagnie du changement. Si les tapes dans le dos et le tutoiement sont toujours de rigueur, le modèle paternaliste perd pourtant du terrain au profit d'un management plus rationnel. « Les entreprises de presse comme celles de publicité sont en train de vivre une mutation de leurs pratiques managériales. La figure du patron entrepreneur fondant son management sur son seul charisme cède le pas à celle du patron manager », précise Pascal Guibert.

Plusieurs facteurs expliquent ce changement, notamment l'arrivée d'une nouvelle génération de dirigeants plus cultivés en management, l'industrialisation et la concentration des entreprises des secteurs des médias et de la communication ainsi que des conditions de travail de plus en plus décriées. Faut-il se féliciter de cette nouvelle donne ? Les uns y voient un management déshumanisé quand les autres se félicitent d'un système d'évaluation jugé comme beaucoup plus objectif.

Envoyer par mail un article

Faut-il mettre de l'affect dans le management ?

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.