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Quand le GIGN entraîne à la gestion du stress

31/01/2008 - par L.L.

Cette unité d'léite de la gendarmerie anime des stages pour les cadres. Un dizaine de journlaistes ont été invités à les tester. Notre reporter était de l'aventure.

Rendez-vous à 9h30 à l'École militaire, dans le VIIe arrondissement de la capitale, disait l'invitation. Et baskets obligatoires! Comme une dizaine d'autres journalistes, me voici donc en tenue décontractée, prêt à suivre ce séminaire de gestion de stress que Défense Conseil International (DCI), un organisme de formation, d'assistance et de conseil de l'armée, commercialise depuis l'été dernier auprès de cadres d'entreprise. Deux instructeurs sont là, deux supergendarmes du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) : Bertrand, un « Big Jim » d'un bon mètre quatre-vingts et Éric, un peu plus petit certes, mais deux fois plus costaud... les deux

cumulant près de trente ans de « boutique ». Bref, le genre d'individus à qui on n'ose pas trop dire non.

« Les stages proposés - le développement du leadership, la gestion de crise ou du stress, la cohésion d'équipe - sont essentiellement des mises en situation effectuées en milieu naturel sur des terrains militaires, débute Éric. Car l'on retiendra toujours plus une expérience vécue que n'importe quel discours. » Objectif : être mis dans des conditions déstabilisantes reproduisant les différentes phases du stress (alarme, adaptation, épuisement) afin de mieux y faire face ensuite. Voilà qui promet une bonne dose d'action !

Avant l'échauffement et les exercices pratiques, les deux supergendarmes nous exposent quelques bases de la PNL (programmation neuro-linguistique) et nous expliquent les mécanismes du stress. « Bon, maintenant, on enfile les coquilles, lance Éric. Au fait, certains d'entre vous portent des lentilles ? » Les journalistes hésitent entre fous rires et petites appréhensions : « Ils avaient dit de prendre des baskets, pas des protège-dents », me glisse un confrère de France Info. « C'est sûr, on va se prendre des baffes », enchaîne un autre, du Parisien. « Bon toi, viens ! », lance Éric. Mince, c'est moi ! « J'ai des lentilles », lui dis-je aussitôt. Mais ce n'est pas à cette partie de mon corps qu'il en veut. « Je vais vous apprendre quelques rudiments de Krav Maga, explique-t-il. Une technique de combat très efficace employée par l'armée israélienne. » Pas le temps d'entendre la suite, qu'il m'adresse un coup de pied placé. Mais pourquoi n'ai-je pas pris le temps de bien ajuster ma coquille...

Trouver les réponses adaptées

L'exercice suivant s'appelle « les portes de l'enfer ». On comprend pourquoi après l'avoir fait... Trois personnes, une corde et un punching-ball. Avec l'une qui, à l'aide de la corde et durant une bonne minute, empêche l'autre de frapper sur le punching-ball qu'agite la troisième. Vue brouillée, élévation de la tension artérielle et de la température, sécrétion d'adrénaline, libération de cortisone... Au bout d'une minute, tous les symptômes du stress apparaissent. Dans l'exercice suivant, Éric se saisit d'un objet en forme de couteau. L'heure de manger ? Non, un autre exercice de self-défense.

Quel lien avec l'entreprise ? Les attaques à l'arme blanche y sont tout de même assez rares... « Quand on est capable de faire face à cela, on est capable d'affronter bien des situations de stress, même celles vécues en entreprise, estime Xavier de Zuchowicz, ancien général de l'armée de terre, président de DCI Campus Entreprise. L'intérêt du stage est de produire un vécu, une expérience permettant ensuite de relativiser et de faire face à une situation donnée en trouvant les réponses adaptées. »

Après la pause déjeuner, l'après-midi est beaucoup plus calme. Objectif : évacuer le stress via des exercices de relaxation et de respiration (méthode Pilates, sophrologie). Les formations proposées par le GIGN durent entre un et quatre jours pour un coût par stagiaire et par jour d'environ 1 000 euros. Une dizaine d'entreprises (dont la Caisse d'épargne, PPR et Bouygues) ont déjà utilisé les prestations de DCI Campus Entreprise. Aucune n'a déploré le moindre blessé

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