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Recruteur, un métier en pleine mutation

05/06/2008 - par Maxime Amiot

Les professionnels du recrutement doivent désormais parfaitement maîtriser Internet et être dotés d'un sens commercial plus affirmé pour attirer les candidats.

C'est une petite révolution. Confronté à un bouleversement des méthodes d'approche et de sélection des candidats, le monde du recrutement s'interroge sur l'évolution de son métier. Montée en puissance des réseaux sociaux (Linked In, Viadeo, Facebook) et du Web 2.0, banalisation des « speed recruiting », entretiens par tchats ou via Second Life... « Les innovations se multiplient. Tout l'enjeu est de savoir s'y adapter », lance Jacques Froissant, directeur du cabinet de recrutement Altaïde. L'évolution la plus visible est donc l'omniprésence des nouvelles technologies. Maîtriser les subtilités d'un référencement sur un réseau social, pratiquer un tchat de recrutement, mener un entretien d'embauche dans le monde virtuel... « Nos consultants doivent impérativement avoir intégré cette culture », relève Hymane Ben Aoun, fondatrice du cabinet Aravati. Au sein de ce dernier, chaque nouvel embauché suit une formation de quinze jours durant laquelle est disséqué le fonctionnement des réseaux sociaux sur Internet (création de profil, mise en relation, échanges d'informations entre membres, etc.).

Profils jeunes

Conséquence : les profils jeunes sont particulièrement recherchés. « Ils baignent dans cet univers, ils sont généralement très à l'aise », constate Éric Lecamus, PDG d'E-consulting RH. Au sein du cabinet Expectra, la moyenne d'âge des cent vingt recruteurs est ainsi inférieure à trente ans. Autre atout de ces jeunes gens : ils s'adaptent parfaitement à des événements plus originaux et décalés, actuellement en plein développement. Outre les recrutements sur Second Life expérimentés par différents grands groupes (Areva, L'Oréal, Alstom, Logica, etc.), les « speed recruiting » - qui permettent de rencontrer de nombreux candidats via des entretiens courts - remettent en cause le positionnement du recruteur.

Le groupe Logica, lui, effectue chaque année une session de « cool-recruiting » : durant une journée, les candidats peuvent participer à un tournoi de football tout en déposant des CV et en passant des entretiens. Et le 24 avril dernier, il lançait la première édition des « Happy Hours », une soirée décontractée durant laquelle les candidats - des futurs managers - sont reçus autour d'un verre, dans une ambiance « lounge bar ». « Durant ces entretiens, on demande à nos recruteurs d'être sur un mode séduction, décontractés mais sans excès. Et sans transiger sur nos critères de recrutement, qui restent les mêmes », explique Amaury Houdart, directeur des ressources humaines de Logica. Tous ces événements ne constituent d'ailleurs que du prérecrutement : les postulants rejoignent ensuite un processus de recrutement plus classique, à base d'entretiens avec des opérationnels et des responsables RH.

Marché de l'emploi tendu

Face à un marché de l'emploi globalement de plus en plus tendu, et même exsangue sur certains profils, les recruteurs doivent être capables de séduire. « Nos interlocuteurs ont souvent le choix entre plusieurs offres. Pour les attirer, il faut savoir être commercial », note Elsa Bourgeois, directrice marketing d'Expectra. Ce cabinet a intégré l'aptitude commerciale dans les critères de recrutement de ses consultants. Mieux, il dispense des formations de deux jours sur les techniques d'approche du candidat. Même approche au sein du groupe Areva, actuellement en pleine phase d'embauche sur un marché, le nucléaire, particulièrement tendu. « Nous sensibilisons nos collaborateurs à l'importance de prendre le temps de présenter nos métiers, à répondre aux questions des candidats », explique Pierre Hervé-Bazin, directeur du recrutement. Autrefois respecté, voire même redouté, le recruteur aurait-il chuté de son piédestal ? Une chose est sûre, le recrutement facile a vécu.

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