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Entrer à Ouest France n'est pas une sinécure

20/11/1998

ßPIßntégrer la rédaction d'Ouest Frances'assimile à un véritable parcours du combattant.»Étonnamment, cette réflexion n'éma- ne pas du dernier journaliste engagé, mais du rédacteur en chef du quotidien, Didier Pillet.«Tous les recrutements de la rédaction suivent un processus très structuré, qui s'est mis en place depuis plus de vingt ans»,continue-t-il. La cinquantaine de journalistes travaillant pourDimanche Ouest France,sorti fin 1997, n'y ont pas échappé. Chaque année, environ un millier de candidatures spontanées arrivent au quotidien rennais. Toutes sont étudiées par une commission constituée des deux rédacteurs en chef adjoints du titre, Claude Ollivier et Daniel Floc'h, et du directeur des ressources humaines, Henri de Lafforest.«Elle sélectionne les dossiers des candidats potentiels pour faire de la locale»,explique Didier Pillet. Environ 300personnes sont reçues en entretien individuel par chacun des membres de cette commission qui se réunit toutes les six semaines, puis par un cabinet extérieur, le cabinet Plesse, qui étudie leur profil psychologique. Les candidats se soumettent ensuite à une analyse graphologique et à un test mis au point avec un organisme spécialisé: d'une durée de quatre heures, il concerne l'écriture.

De six mois à un an

La commission émet ensuite un avis sur le candidat. S'il est favorable, le postulant est présenté au rédacteur en chef et au directeur de la publication qui le reçoit pendant une heure.«François-Régis Hutin s'est entretenu avec tous les journalistes recrutés depuis trente ans»,précise Antoine de Tarlé, directeur général adjoint.«Au cours de cet entretien, qui porte sur le sens de notre métier, le rôle de notre journal dans la société, plusieurs documents sont remis au candidat,ajoute Didier Pillet.Il s'agit du premier éditorial écrit par le fondateur du journal à la Libération, de la charte de traitement des faits divers établie en 1986 et revue depuis, et de la liste des principes qui nous guident.»Le postulant adresse alors une lettre de motivation qui précise son intérêt pourOuest Franceet ce qu'il pense du journal.«Nous tenons, par ce processus, à ce qu'il s'engage en connaissance de cause»,précise le rédacteur en chef.La décision finale est ensuite prise en concertation, chaque intervenant dans le processus ayant droit de veto sur chaque candidature.«Le recrutement peut durer six mois, voire un an»,selon Antoine de Tarlé. Au final, et en année normale, une douzaine de candidats intègrent l'une des plus importantes rédactions de France (trois cent soixante-dix journalistes).«Ce sont essentiellement les localiers qui sont recrutés de la sorte»,souligne Didier Pillet. Mais tous les cadres de la rédaction ont commencé leur carrière en locale. Les deux critères essentiels pour les recrutements: le journaliste doit avoir une passion vraie pour la vie des communautés locales et posséder une bonne plume.«Le système est complexe, mais évite les erreurs,conclut Didier Pillet.D'ailleurs, la plupart de nos recrues font toute leur carrière àOuest France.»Véronique Le Bris

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