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Salaires de la publicité: pas d'augmentations

30/01/1998

Finie la hausse. En 1997, les salaires de la publicité n'auront pas connu d'évolution notable. Pour les 3322salariés des trente-trois agences sondées par l'Association des agences-conseils en communication (AACC) dans le cadre de son enquête annuelle, les rémunérations, toutes fonctions confondues, ont même été d'une stabilité remarquable. 1997 rompt ainsi avec la dynamique des deux années précédentes qui affichaient une augmentation moyenne de 3% en 1995 et de 4% en 1996. «Ce fut une période de rattrapage après la crise du début des années 90. Passée cette remise à niveau dans la nouvelle configuration qui s'est imposée aux agences, les salaires 1997 de la publicité s'affichent à l'équilibre», confirme Jacques Bille, vice-président délégué général de l'AACC. Une tendance assez attendue au regard de l'inflation établie à 1,1% en 1997 et de la stabilité des différents agrégats économiques.«L'évolution n'a pas été spectaculaire, notamment parce que l'amplitude des ratios économiques est moins forte qu'avant. Les mouvements plus importants observés les années précédentes étaient principalement dus à la restructuration qu'a connue le secteur de la publicité. Aujourd'hui est venue l'heure de la stabilisation», explique Jacques Bille. La logique de rattrapage s'est pourtant perpétuée en 1997. Les salaires les plus modestes, ceux des employés, techniciens et agents de maîtrise, et, plus globalement, tous ceux inférieurs à 200000F annuels, ont enregistré une hausse plus significative que la moyenne. A l'opposé, la plupart des rémunérations des fonctions de direction connaissent, elles, une évolution négative. De même, l'inégalité des salaires hommes-femmes, à compétence égale, tend à s'estomper. Enfin, si les créatifs et les fonctions médias ont été les principaux bénéficiaires des augmentations de 1996, ils paient cette année ce dynamisme. A l'inverse, les plus malmenés, à savoir les commerciaux et les emplois administratifs et financiers, profitent d'une embellie.

1997, année d'assainissement

Cumulant les avantages anciens, les directeurs de création - fonction toujours la mieux payée en agence - sont les premiers touchés par cette évolution rationnelle des salaires. Leur rémunération moyenne brute est en baisse constante depuis 1995, et passe, en deux ans, de 849000 à 760000F, réduisant ainsi l'écart avec les directeurs commerciaux. Après le rattrapage, 1997 apparaît comme une année d'assainissement. D'abord, l'emploi repart à la hausse, les effectifs des agences enregistrant une augmentation de 2% par rapport à 1996. De son côté, la précarité cède du terrain. On compte moins de CDD en 1997 qu'en 1996. Enfin, alors que les agences avaient perdu conscience de la nécessité du renouvellement de leurs talents, en 1997, les embauches ont surtout été favorables aux juniors.«Ils ont été les plus touchés par la crise, à la fois parce que l'offre des agences s'est effondrée, mais aussi parce qu'ils se sont écartés du secteur, précise Jacques Bille.La tendance semble s'être inversée. Que les jeunes soient sollicités à de meilleurs niveaux de qualification et de rémunération est une bonne nouvelle.»Tous ces paramètres laissent entrevoir une année 1998 dans la même lignée. Le vice-président de l'AACC se montre même«plutôt confiant et positif»pour l'année qui vient.

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