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Le luxe s'offre des formations adaptées

04/12/1998

Il y a dix ans, il était difficile de trouver une formation sur le luxe. Aujourd'hui,«la constitution de groupes financiers, l'arrivée d'industriels étrangers sur le secteur, la médiatisation et le succès économique du luxe ont prouvé qu'il était porteur,explique Danielle Allérès, directrice du DESS gestion des industries du luxe et des métiers de l'art à l'université Marne-La-Vallée.De fait, la France est le leader mondial du luxe, son quatrième secteur exportateur.»Au départ, ce sont des entreprises qui ont impulsé les premières formations. En 1991, LVMH a ainsi créé à l'Essec une chaire d'enseignement et de recherche en management des marques de luxe. Intégrée dans le cursus initial de l'école, elle est réservée à une vingtaine d'étudiants de deuxième cycle.«L'objectif est de leur faire comprendre les comportements d'achat, l'environnement concurrentiel, les spécificités managériales des marques du luxe»,explique Elyette Roux, professeur titulaire de la chaire LVMH. L'unique partenaire, qui a contribué à hauteur de 15MF depuis 1991, intervient dans l'enseignement, tandis que les débouchés, vite assurés, s'ouvrent à toutes les entreprises du secteur. Y compris chez Cartier, qui a créé il y a sept ans son cursus, intégré depuis à l'école des dirigeants et des créateurs d'entreprises (EDC, l'ancienne École des cadres). L'institut supérieur du marketing du luxe est un troisième cycle, ouvert chaque année à une cinquantaine de bac+4/5. Les cinq cents heures de formation, dispensées le soir et le samedi, permettent aux candidats de travailler ou d'être en stage.«Si le diplôme n'a pas de labélisation, son objectif est de garantir une insertion professionnelle»,remarque Thibaut de la Rivière, directeur des relations extérieures de l'EDC. Les trois cents diplômés ont intégré l'hôtellerie, l'automobile, les médias ou les maisons de couture et de parfums. Cartier investit un million de francs par an les frais d'inscription s'élevant à 35000F.

Un enseignement international

L'enseignement public n'est pas en reste. Dès l'année 1992, le DESS de Marne-La-Vallée assurait la formation d'une trentaine d'étudiants. Financé par la taxe d'apprentissage des entreprises du secteur, ce diplôme universitaire forme des managers polyvalents.«La moitié des diplômés travaille ensuite dans le marketing, principalement des sociétés de parfums ou de cosmétiques, pour des salaires compris entre 180000 et 200000francs»,remarque Danielle Allérès. Enfin, l'Essec s'est aussi dotée depuis 1995, à côté de la chaire LVMH, d'un MBA en management des marques du luxe. Ouvert aux professionnels qui justifient de trois ans d'expérience et surtout aux étrangers (85% de l'effectif), ce MBA regroupe plusieurs partenaires: LVMH et L'Oréal, qu'ont rejoint Estée Lauder et Élisabeth Arden. Une trentaine de candidats investissent 120000F pour l'année d'étude pour apprendre, en anglais, à manager des marques de luxe.«Le recrutement s'élargit de plus en plus à des sociétés qui ne sont pas du secteur, mais qui ont des marques à gérer»,reconnaît Michel Gutsatz, directeur du seul MBA consacré au luxe dans le monde, avec celui de la Bocconi de Milan, plus ancré sur la mode. Les débouchés sont ici internationaux et sur des postes à forte responsabilité. Un cursus très recherché qui pourrait dès la rentrée 1999 se décliner en formation continue.

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