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Les jeunes cadres ont le moral

14/05/1999

Que deviennent les cadres cinq ans après leur embauche? C'est ce qu'ont voulu savoir l'Association des conseils en communication pour l'emploi (ACCE) etL'Usine nouvelle, en confiant à BVA un sondage auprès d'une population très particulière, à savoir neuf cent soixante-quinze jeunes cadres des promotions 1993, diplômés en pleine crise économique. Parmi eux, 49% - ceux qui nous intéressent- sortaient alors d'une école de commerce ou d'une université de gestion. Avec le recul de cinq années d'expérience professionnelle, ces jeunes cadres sont globalement satisfaits, heureux même, bien plus que leurs homologues ingénieurs ou scientifiques. Malgré la crise, leur insertion en entreprise a été plutôt facile et, surtout, largement facilitée par leur diplôme. Ce fut même un véritable sésame en période de difficulté économique, surtout pour intégrer un poste d'encadrement, ce qui fut leur cas à 86%. Plus de la moitié d'entre eux ont même eu le choix entre plusieurs postes, choix qu'ils ont résolu en fonction de la nature de l'emploi proposé, puis de la notoriété de l'entreprise.

Majoritairement satisfaits

D'ailleurs, seuls 22% des diplômés d'école de commerce et 39% des universités de gestion ont connu plus de trois mois de chômage depuis l'école. Pourtant, plus d'un tiers a déjà changé d'entreprise. Une mobilité voulue et obtenue grâce à des candidatures spontanées ou à des réponses à des annonces, qu'ils jugent peu informatives par ailleurs. Embauchés à leur début avec des salaires confortables, ils ont peu connu d'inflation de leurs rémunérations, inférieures à 300000francs par an. Ceux qui ont progressé le doivent à leur mobilité. Dès les premières années de travail, la différence de salaires, à diplôme égal et fonction identique, est significative entre les hommes et les femmes, comme entre Paris et la province. Leur perception de la durée de travail est également différente: si 88% avouent dépasser les 39heures par semaine, les hommes surestiment leur temps de travail (48heures par semaine en moyenne), bien plus que les femmes (44heures). Globalement, et à leur niveau de responsabilités, ils trouvent normal d'y consacrer 45,2heures mais considèrent trop travailler au-delà de 49heures. Bien insérés en entreprise, les jeunes cadres sont globalement heureux. Leur vie privée les comble à 86%, pratiquement autant que leurs conditions de travail (89%) et un peu plus que leur vie professionnelle (79%). Ils sont aussi satisfaits de leur niveau de responsabilité (à 76%), de leur vie sociale (75%) et de leur niveau de rémunération (70%). Ils avouent plutôt bien comprendre les décisions stratégiques de leur direction générale, dont ils sont proches, et celà d'autant plus que la communication interne est importante. Enfin, concernant leur avenir professionnel, ils sont optimistes, même si le chômage reste l'une de leurs préoccupations majeures. Bref, ces jeunes cadres, qui ont réussi à rééquilibrer leur vie privée et professionnelle, ont le moral. Plus que leurs aînés. Reste aux entreprises à se donner les moyens de les garder...

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