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Travailler à l'étranger

20/02/1998

Inutile d'entretenir des illusions trop longtemps.«Les annonces d'emploi à l'étranger dans les métiers de la communication sont très rares»,affirme d'emblée Carole Leleu, chef du service expatriation à l'OMI(1) (Office des migrations internationales), établissement public chargé notamment de favoriser l'emploi des Français à l'étranger.«Nous en recevons au maximum cinq par an»,renchérit Daniel Chenillat, directeur de l'ANPE International(2), malgré les 4397 offres traitées en 1997.«Les rares que nous ayons eues étaient toutes à Londres»,précise Cécile Garin, responsable de l'Institut de l'emploi à l'étranger (IEE), qui gère un serveur Minitel 3615 Jobplanet. Traditionnellement, pour l'étranger aussi, les recrutements se font plutôt par le bouche-à-oreille ou directement en interne. Chez BDDP, Agnès Boullay, directrice des ressources humaines, envisage trois cas d'expatriation possible:«Quand nous gagnons un budget à l'étranger, nous envoyons en priorité un responsable qui connaît déjà nos méthodes de travail, comme ce fut le cas pour François Dousset et le budget McDonald's en Italie. Il arrive, sinon, que des postes se créent dans le réseau. Il y a, enfin, ceux qui affichent leur volonté de bouger et nous étudions alors les différentes opportunités.»Un chef de publicité de BDDP vient ainsi de partir pour les États-Unis. Or, il existe bien des possibilités.«Partir travailler à l'étranger, c'est facile,clame François Dousset, directeur du service client de BDDP Milan.Il suffit de le vouloir et de le demander.»Et d'être toujours prêt. Car, quand BDDP lui a proposé d'aller en mission à Bruxelles, François Dousset n'a pu réfléchir que 24heures. Il n'a pas non plus eu le temps de repasser par Paris avant de rejoindre Milan. Ce fut aussi le cas de Philippe Bagot, manager associé chez DDB&Co, qui, actuellement en poste à Paris, a travaillé six ans à l'étranger pour son agence précédente, Grey. Et, bien qu'il ait vraiment choisi d'aller aux États-Unis, où il est resté deux ans, il n'a pu qu'acquiescer quand on lui a proposé de devenir directeur du marketing européen à Londres.

Commencer jeune

Tous deux s'étaient depuis longtemps préparés à partir, en réalisant leur coopération, l'un aux Philippines, l'autre déjà aux États-Unis. En effet, pour partir, il faut en avoir l'envie très tôt. Bruno David, qui a pris il y a six mois la direction générale de Publicis Moscou, avait lui aussi fait ses armes à l'international sur le budget Coca-Cola.«Il faut prendre le pli jeune, et savoir que l'expérience sera toujours profitable,affirme Philippe Bagot, en avouant avoir encore le virus.Car, aujourd'hui, l'international est devenu indispensable pour gérer une carrière dans la publicité. Mon expérience aux États-unis m'a donné une dose de professionnalisme incroyable»,conclut-il. Pourtant, les publicitaires qui s'expatrient sont encore rares. C'est d'ailleurs une caractéristique nationale: les Français sont une des populations les moins présentes hors de leurs frontières, bien moins nombreux que les Japonais, les Américains ou les autres Européens. Il faut toutefois bien se renseigner en amont, à la fois sur le statut obtenu - les expatriations et les détachements sont très rares, la plupart des exilés étant employés par les structures locales - et sur la protection sociale, sur le calcul des retraites. Des renseignements à obtenir auprès des organismes publics (OMI, ANPE International) et des différents journaux spécialisés, notamment le tout nouveauRéussir à l'étranger(3).Sachez enfin, comme le conseille Bruno David, que«plutôt que d'envoyer des CV aux agences parisiennes qui ne les liront même pas, mieux vaut se préparer à partir à l'étranger, notamment dans des pays en fort développement vis-à-vis de la publicité et où la création est dynamique, et sortir des références habituelles de la France ou de l'Angleterre.»Véronique Le Bris (1) OMI: 44, rue Bargue 75732 Paris Cedex 15. Tél.: 01 53 69 53 14. (2) ANPE International: 69, rue Pigalle 75009 Paris. Tél.: 01 44 53 16 16. (3)Réussir à l'étranger.Tél.: 01 42 81 98 98.

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