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Communication santé

La trithérapie des médicaments

13/03/2017 - par Ariane Warlin

Les affaires, notamment le Mediator, ont touché la communication des laboratoires pharmaceutiques. Celle-ci s'oriente vers plus de transparence, d'éthique et d'empathie.

Un livre à charge contre l’industrie pharmaceutique? «Nous commençons à en avoir la triste habitude avec un nouveau titre toutes les six semaines en moyenne. Lorsqu’il y a un problème avec un produit, c’est tout le secteur qui est éclaboussé dans une logique systémique», déplore Philippe Lamoureux, directeur général du Leem (groupement professionnel des entreprises pharmaceutiques). Plus question pour autant de s’enfermer dans le déni et le mutisme. Au contraire. «Les laboratoires ont pris conscience qu’il n’y a pas de plus mauvaise solution que de se taire et d’attendre. Les sujets d’éthique et de compliance sont au cœur de leurs stratégies de communication. Ils ont accentué leur gestion de crise et ont tiré les enseignements du passé en jouant la carte de la transparence et de l’empathie», analyse Philippe Lamoureux.

Une image découplée…

Le médicament est un produit de proximité utilisé de manière constante puisqu’un Français sur deux consomme au moins un médicament par jour, hors contraception. «L’observatoire sociétal du médicament que nous avons mis en place met ainsi en lumière un découplage entre l’image des produits, qui est bonne, et celle des entreprises qui les fabriquent, beaucoup plus mitigée», note le directeur général du Leem. En France, s’il est difficile de dépassionner les débats, c’est en partie parce que l’accès aux médicaments est financé sur des fonds publics. Une étude diligentée par Patient View révèle que, précisément, c’est la politique des prix qui est la moins bien comprise. Seulement 15% des patients la jugent excellente ou bonne. «La perception du prix est très subjective. Nous tentons de faire de la pédagogie sur les investissements très importants en recherche et développement, le temps nécessaire pour développer un médicament – entre 6 et 12 ans – et le risque, puisque très peu de médicaments arrivent jusqu’à la mise sur le marché», explique Philippe Lamoureux.

… qui s'améliore

Sur un autre sujet, en 2015, une campagne a été lancée pour sensibiliser les seniors au bon usage des médicaments avec le slogan «Les médicaments sont là pour vous aider, mais ils ont parfois du mal à vivre ensemble». Les personnes âgées sont particulièrement dans le viseur, et davantage encore depuis qu’à l’été 2013, une patiente était décédée après avoir confondu un somnifère avec un diurétique. Les laboratoires Teva, qui ont très vite réagi en récupérant tous les produits concernés, ont dû faire face une importante couverture médiatique. Ils ont tout analysé et n’ont trouvé aucune erreur puisqu’il est apparu que cette dame s’était tout simplement trompée de médicament. De cet incident, ils en ont tiré un enseignement en créant le programme Marguerite pour accompagner les patients dans la prise de leurs médicaments.

L’enquête Patient View montre que l’image des laboratoires s’améliore: 44,7% des personnes interrogées considèrent que l’industrie du médicament, dans sa globalité, a une «excellente» ou «bonne» réputation (versus 34% en 2012). La preuve que les stratégies déployées commencent à payer.

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