Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

La formation continue en quête d'un second souffle

12/03/2009 - par Lionel Lévy

L'année 2009 promet d'être charnière pour la formation professionnelle. La réforme en cours combinée à la crise devrait changer le paysage de la formation continue. Tant pour les salariés que pour les entreprises et organismes de formation.

Voici un coupable idéal à l'heure de la crise et de la montée en flèche du chômage : la formation continue. Censée être l'école de la seconde chance, elle profiterait surtout à ceux qui en ont, a priori, le moins besoin, à savoir les cadres des grandes entreprises. Ils en bénéficient trois fois plus que les ouvriers. Les demandeurs d'emploi ne sont pas mieux lotis. En 2006, moins d'un sur six avait suivi une formation professionnelle. Quant aux titulaires de CAP ou BEP, à peine 25% ont eu accès à de la formation continue. En d'autres termes, le système de formation professionnelle français, loin d'assurer la promotion sociale, est en réalité inégalitaire. Un système jugé également illisible et trop complexe par les pouvoirs publics et une majorité des salariés ne sachant tout simplement pas à qui s'adresser pour bénéficier de formation (voir sondage pXX).

Priorité aux personnes non-qualifiées

Du coup, l'occasion était trop belle, pour un gouvernement en mal de reconnaissance et un État en manque de liquidités (le marché de la formation professionnelle pèse 26 milliards d'euros dont un tiers est géré par les partenaires sociaux), de s'attaquer à une énième réforme de la formation professionnelle.

Les différentes parties prenantes, représentants de l'État, de l'association des régions de France, du patronat et des syndicats, sont assises à la table des négociations depuis fin septembre 2008. Sommés de s'entendre, les partenaires sociaux sont finalement arrivés le 7 janvier dernier, après une négociation marathon de 26 heures, à un accord national interprofessionnel (ANI). Cet accord sur le développement de la formation tout au long de la vie, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels, donne la priorité aux personnes non qualifiées. Ce qui aura forcément des effets sur l'effort de formation des entreprises, qui devront réorienter une partie de leur formation à l'attention des salariés les plus fragiles et les demandeurs d'emploi. Autre disposition, la «transférabilité» du droit individuel à la formation (DIF), tant attendue par les salariés, devrait être largement revue à la baisse.

Coller aux besoins des entreprises 

Enfin, les organismes de formation devraient être également touchés par la réforme. Avec, pour les plus petits d'entre eux, le spectre d'une disparition (lire article sur la réforme p XXX). La nouvelle loi sur la formation professionnelle ne devrait toutefois pas prendre effet avant fin 2009, voire début 2010...

D'ici là, la crise actuelle se sera peut-être déjà chargée de faire le ménage parmi les organismes de formation. Après trois années fastes, l'année 2009 promet d'être difficile à négocier pour tous les acteurs du marché. Les organismes de formation devront impérativement coller aux besoins des entreprises et de leurs salariés (Lire page XXX). Mais comment ? Au moment où les entreprises serrent les coûts, à commencer souvent par les budgets formation de leurs salariés, ce ne sera pas facile.

 

À côté des formations classiques, l'alternative pourrait se nommer e-learning. Des formations en ligne dans le sillage desquelles les serious game, formations inspirées des jeux vidéo, à la fois peu onéreuses et ludiques (Lire page XX), pourraient donner un nouveau souffle à la formation professionnelle.

Envoyer par mail un article

La formation continue en quête d'un second souffle

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.