Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

L'anglais, une langue à distance ?

12/03/2009 - par Gilmar Sequeira Martins

Pour les sociétés en contact avec l'international, l'anglais par téléphone s'impose comme le mode d'apprentissage complémentaire idéal.

Jamais il n'a semblé aussi simple de former à distance ses collaborateurs aux langues et, en particulier, à la «lingua franca» du monde moderne : l'anglais. Internet est désormais un outil de travail quotidien, les bandes passantes des entreprises offrent des débits très confortables et l'offre de cours abonde ! L'élève peut désormais utiliser le micro et la webcam d'ordinateur comme une interface pour communiquer avec son «professeur», qui distille son enseignement depuis quasiment n'importe quel coin du globe.

Séduisante, cette configuration ne convainc pourtant guère nombre d'agences de communication. D'abord parce qu'il faut équiper les ordinateurs d'interfaces – le micro et la webcam – dont l'utilité ultérieure reste à démontrer. Ensuite, et surtout, parce que les ressources nécessaires pour assurer un confort d'utilisation optimal ne sont pas si évidentes à dénicher. «Si plusieurs dizaines de personnes se connectaient en même temps à un dispositif de Web conférence, cela aurait trop de répercussions sur notre bande passante», confirme Christine Gautier, chargée de la formation chez DDB.

Autre difficulté majeure : abondance et qualité ne semblent pas encore faire bon ménage dans ce secteur, comme l'a constaté Christine Gautier : «Nous avons testé beaucoup d'organismes de formation et la moitié ne sont pas à la hauteur.» Manque de souplesse, démarche trop industrielle, cours trop éloignés de l'univers de la publicité et de la communication... Le plus souvent, les organismes de formation oublient que chaque métier a des besoins spécifiques. D'ailleurs, Berlitz, le leader mondial dans la formation aux langues, vient de relancer son département traduction pour répondre aux besoins des entreprises et des particuliers qui «sont contraints à globaliser leur communication».

L'influence du mode de travail

Outre un vocabulaire particulier, les agences souhaitent que les cours mettent aussi leurs collaborateurs en situation. Cas classique dans un projet international : une discussion au téléphone pendant laquelle il faut retrouver des documents stockés au fin fond de son ordinateur, les parcourir, noter les modifications demandées, voire donner son avis. Sans entraînement préalable et avec un anglais hésitant, l'exercice peut vite tourner au malentendu et dégrader la crédibilité d'une partie de l'équipe. Le risque est loin d'être virtuel. «Si vous prétendez maîtriser votre affaire à l'international et que ce n'est pas le cas, tout le projet peut capoter», insiste Dominic Dangerfield, directeur de Speech Mark, l'un des organismes les plus appréciés dans le secteur.

Le mode de travail influe donc aussi sur la forme que prend l'enseignement à distance. Au vu du quotidien de la plupart des agences, c'est le téléphone qui est devenu de facto le canal d'apprentissage. Ainsi, chez TBWA, certains collaborateurs passent le plus clair de leur temps au bout du fil : c'est le cas des assistantes, des productrices ou des coordinatrices internationales. Dans la formation de deux heures hebdomadaires qui leur a été proposée, le téléphone ne compte cependant que pour une demi-heure. «Nous restons attachés au face-à-face», explique Florence Coma, en charge de la formation.

DDB a opté pour un mix du même type. Christine Gautier reconnaît que le téléphone ne manque pas d'avantages. «C'est plus facile à mettre en œuvre que des cours classiques, l'amplitude des horaires possibles est plus importante et c'est une formule plus exigante : sans regard ni gestes, cela oblige à progresser plus rapidement.» Malgré tous ces atouts, la part de l'enseignement par téléphone reste stable. Une anomalie ? «Non, c'est plutôt que les cours traditionnels restent les plus appréciés des stagiaires.» Une situation qui n'a rien d'immuable : lorsqu'ils ont du mal à assister aux cours traditionnels, les stagiaires augmentent la part de l'enseignement à distance.

 

VERBATIM

«Le paramètre clé, c'est que le stagiaire se sente bien dans ses cours. Il peut donc répartir son quota d'heures comme il le souhaite. Mais s'il rate des cours, nous lui suggérons d'adopter le téléphone.» Christine Gautier, chargée de la formation chez DDB

VERBATIM

«Il y a un meilleur niveau d'anglais dans les agences, mais le travail évolue et les exigences augmentent. Sortir d'une grande école n'est pas toujours suffisant pour prendre la parole au pied levé et donner une forte crédibilité à son discours.»

Dominic Dangerfield, directeur de Speech Mark

Envoyer par mail un article

L'anglais, une langue à distance ?

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.